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Trek Langtang Gosainkung- Conseils avant de partir

Par mylittleplanet

J’en rêvais depuis plus de 2 ans sans jamais réussir à l’organiser. Alors maintenant que je l’ai bel et bien fait, je vais vous donner tous mes conseils pour organiser votre trek au Népal. J’ai choisi de faire pendant 15 jours le trek du Langtang Gosainkund. C’est un voyage qui ne laisse pas indifférent, on en prend plein les yeux et au retour, une irrésistible envie d’y retourner.

Quand partir ?

Il y a deux saisons à privilégier quand on veut faire un trek au Népal – Mars -avril -mai ou octobre -novembre.  Les mois d’été sont à éviter pour cause de mousson. En hiver c’est possible, mais il fait beaucoup plus froid. Pour ma part j’ai fait le trek du Langtang Gosainkund du 13 au 27 octobre. Le temps était ensoleillé tous les jours mais au début de mois il y avait beaucoup de pluie dans les Annapurnas. Pour être quasi sûr d’avoir du beau temps,  et un ciel bleu azur, partez en novembre.

Histoire de visa

Pour séjourner au Népal, vous aurez besoin d’un visa. Pas de panique vous pouvez le faire à l’aéroport. J’avais lu qu’on devait apporter une photo mais finalement ils ne me l’ont jamais demandée. En revanche, si jamais su j’aurais fait mon visa à Paris. J’ai perdu 2 heures, tellement il est compliqué de comprendre ce qu’il faut faire en arrivant à l’aéroport. On était nombreux à suivre les étapes dans le désordre et à devoir repartir de zéro, ce qui est extrêmement agaçant quand ça fait déjà 1 heure que vous faites la queue.  Pour ne pas faire comme moi – Remplissez le formulaire papier déposé sur les comptoirs à gauche. Passez aux bornes pour avoir le document attestant du visa. Ensuite allez payer ( 27 euros) puis seulement si vous avez passé toutes les étapes, allez au guichet de contrôle avec tous vos documents.

Le Népal pour un premier trek ?

Un trek en France ne m’a jamais tenté, car en voyage j’ai aussi besoin de dépaysement. Le Népal c’est le pays idéal pour un premier trek. Il y en a tellement, vous en trouverez forcement un qui convient à vos envies et à votre niveau, et le dépaysement est garanti !

Quel trek choisir ?

J’avais pas mal étudié la question en allant sur d’autres blogs et forums. Ma petite expérience au  Pérou au Canyon de Colca, m’a permis de comprendre que j’étais une bonne marcheuse, endurante, mais hyper sensible au mal d’altitude. Une zone d’ombre persistait néanmoins au tableau, et si mon corps allait me jouer des tours ?  Mal aux genoux, aux chevilles … Quand c’est son premier trek, c’est un peu la découverte de son corps dans l’effort plusieurs jours d’affilés. Pour ces différentes raisons, je voulais un trek qui n’aille pas trop haut en altitude et qui ne soit pas trop technique. A la base j’étais partie pour faire le Sanctuaire des Annapurnas, mais je n’ai pas trouvé de groupes auxquels me joindre. Je me suis donc laissée convaincre par celui du Langtang Gosainkung, appelé aussi le trek des lacs sacrés. Et finalement je n’ai pas été déçue. Avec le recul, je trouve que c’est un bon choix pour un premier trek au Népal.  On a en gros marché environ 6 heures par jour, avec de beaux dénivelés. Le parcours n’est ni trop simple ni trop compliqué et les paysages sont très variés. Forêts, haute montagne, paysages plus minéral, vous en prendrez plein la vue.

Pourquoi il faut aller dans le Langtang ?

Parce que la grande majorité des trekkeurs veulent faire l’Everest ou les Annapurnas, donc il n’y a quasiment personne sur les sentiers et ça c’est génial. Mais aussi parce que c’est l’une des régions qui a été le plus touchée par le tremblement de terre en 2015 et qu’ils ont besoin du tourisme. La région mérite vraiment le détour et les gens sont si accueillants …Revers de la médaille, les lodges sont beaucoup plus sommaires que sur le sentier des Everest. On a souvent très froid, on prend peu de douche chaude en 15 jours, mais c’est vite oublié devant la beauté des paysages et la gentillesse des Népalais

Mal de l’altitude tu auras…

Sur 6 personnes de mon groupe, je suis la seule a en avoir vraiment souffert à 3500 m . Le point positif c’est que j’ai fait mieux  que l’année dernière ou j’étais malade a Aréquipa à 2500m, c’est déjà ça ! J’ai fait la bêtise de ne rien prendre en amont hormis de la coca en homéopathie. Après tout, je me suis dit qu’on allait monter  progressivement, mais rien à faire.  J’ai eu des migraines et des nausées à ne pas dormir de la nuit. J’ai même cru devoir abandonner le groupe pour redescendre d’urgence. On a eu un deuxième pic à 4000m quelques jours plus tard et là j’ai pris du Diamox. Quand on fait un trek au Népal, prendre une assurance qui comprend le rapatriement en hélicoptère est obligatoire. J’avais souscrit le contrat loisir evasio pour 30 € d’Europ assistance

Passer par une agence ou pas ?

C’était mon premier trek, je vis à Paris donc je n’ai aucune expérience de la montagne. Franchement je ne me serai pas vu y aller seule. J’en ai vu qui le faisait mais ils étaient pour la plupart entre amis ou en famille. Les voyageurs solo que j’ai rencontré ont au moins pris un guide. Petite astuce, pour payer moins cher, faites comme moi, passez par une agence locale avec qui vous organiserez votre voyage avant de partir. Vous payerez deux fois moins cher qu”avec une agence française. Ils sont bien indiqués dans le guide du Routard : Sunshine Trekking; Trinetra; Base Camp Trek... et ils parlent français . Je suis passée par Nepatrek, une petite agence familiale tenue par Benoit, un français, tombé amoureux du Népal. Une agence hyper sérieuse installée à Katmandou et avec une équipe très sympa. Benoit vous accueille en personne et est hyper réactif par mail avant votre arrivée. Si vous avez un micro budget, prenez un guide en arrivant directement au Népal. Les prix proposés sont encore moins chers que si vous organisez votre voyage depuis la France. Vous aurez juste à demander à votre hôtel de vous mettre en contact avec une agence locale. Enfin, si vous préférez organiser votre voyage par vos propres moyens, je vous conseille le groupe Facebook voyage au Népal, Inde et Bouthan qui m’a beaucoup aidé pour choisir mon trek.

Le langtang seule ?

Bref à la question peut-on faire le trek du Langtang seule ? La réponse est oui, car il n’y a qu’un chemin et que vous rencontrerez toujours des personnes sur votre route pour vous guider. Par contre, je n’ai pas du tout regretté d’avoir pris un guide et un porteur, parce qu’on a beaucoup échangé sur nos différentes cultures, parlé de nos vies, eu des fous rires et ça, ça fait aussi partie du voyage…

Moyenne d’age des trekkeurs au Népal

Dans l’idéal, je voulais rejoindre un groupe de ma tranche d’age  soit entre 35 et 45 ans mais je n’ai pas trouvé. A l’enregistrement en France et à l’arrivée au Népal j’ai compris pourquoi. La plupart des trekkeurs que j’ai rencontré étaient soit étudiants ou venaient de finir leurs études. Ils enchaînaient d’ailleurs sur d’autres pays pour un voyage au long cours. Il y a aussi beaucoup de retraités.  Départ en octobre, famille à gérer, enfants, peur d’être fatigué au retour, les trekkeurs de 35 ans ne courent pas les rues au Népal. Si vous hésitez, sachez que je ne suis pas revenue fatiguée mais plutôt avec une énergie de dingue, dû à la montagne qui agit sur vos globules.

Voyager seule au Népal

Pas de problème pour les filles qui voyagent seule au Népal, contrairement à mon voyage en Inde, je ne me suis pas sentie regardée, ni même observée. A vrai dire, on passe presque inaperçue et les Népalais sont toujours disponibles pour vous aider.

Pourquoi j’ai envie d’y retourner ?

Pendant le trek au Langtang Gosainkund, on vit dans un confort très sommaire. Lodges pas chauffés,  sanitaires qui se résument à un trou au fond d’une allée, pas de douches chaudes pendant plusieurs jours. Malgré ça,on se rend vite compte qu’on a besoin de rien. On marche, les paysages sont sublimes, les gens sont accueillants, l’esprit bouddhiste règne partout. Une tasse de thé chaud, un rayon de soleil qui réchauffe, un drapeau de prière qui vole au vent sont suffisants pour vous rendre heureux. On apprécie à nouveau chaque plaisir simple de la vie et on se sent vivre à 200%.

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