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Quand partir · Costa Rica

Costa Rica en février : météo, avis et le vent qu’on oublie

Excellent pour un premier voyage, et le pire mois de l’année pour le rapport qualité-prix : 25,8 mm de pluie à Quepos et une mer à 28,1 °C, mais un vent de Papagayo à 72 km/h de moyenne au large, une forêt du nord qui a perdu ses feuilles et 308 873 arrivées aériennes en février.

Mis à jour le 8 min de lecturefévrier
Côte pacifique du Guanacaste au crépuscule, plage en arc, pointes boisées et ciel rose orangé

Photo : Jean Paul Montanaro / pexels

Mois le plus sec
25,8 mm sur 4,2 jours de pluie à Quepos
Vent de Papagayo
pic en février, 72 km/h de moyenne au large
Mer, Pacifique
28,1 °C de moyenne mensuelle
Affluence
308 873 arrivées aériennes en février 2026

Février au Costa Rica, c’est excellent, et c’est le mois qu’on recommande pour un premier voyage : 25,8 mm sur 4,2 jours de pluie à Quepos, une mer à 28,1 °C et un ciel sec du matin au soir. Le bémol tombe aussitôt. C’est aussi le mois le plus venté du nord du Guanacaste, le plus cher de l’année et celui où la forêt du nord vire au jaune plutôt qu’au vert.

Ce qu’il faut retenir

  • Février est le mois le plus sec du Pacifique : 25,8 mm et 4,2 jours de pluie à Quepos, contre 468,7 mm en août.
  • La mer pacifique tient 28,1 °C de moyenne, à 0,7 °C de son maximum de mai.
  • Le vent de Papagayo souffle le plus fort en février : le jet atteint 72 km/h de moyenne au large, avec des pointes plus hautes.
  • La forêt tropicale sèche du Guanacaste a perdu ses feuilles : le nord du pays est brun et doré, pas vert.
  • C’est le pic de fréquentation : 308 873 arrivées aériennes en février 2026, en hausse de 14,1 % sur février 2025.
  • C’est le mois le plus cher : vols et nuits sont au tarif de haute saison, et les entrées de parcs à quota partent d’avance.

La météo, en chiffres

DonnéeValeur
Température max en journée32,0 °C
Température min la nuit22,0 °C
Température de la mer28,1 °C
Jours de pluie4,2 jours
Cumul de précipitations25,8 mm
Ensoleillementdonnée non publiée

Source : normales de l’Instituto Meteorológico Nacional pour la station de Quepos, période 1984-2003, publiées par le World Weather Information Service de l’OMM et consultées le 23 juillet 2026. Température de la mer : climatologie mensuelle de la station virtuelle régionale Costa Rica Pacific de la NOAA Coral Reef Watch, consultée le 23 juillet 2026.

On garde Quepos comme référence de série, sur le Pacifique central, parce que c’est la seule station costaricienne ouverte chez l’OMM dont températures, cumul et jours de pluie portent tous sur la même période, 1984-2003. Le nord, en Guanacaste, est encore plus sec : février y tombe en plein cœur de la saison sèche, quand le versant pacifique ne reçoit presque plus rien. Le reste de nos fiches sur le pays est rangé sur le guide Costa Rica.

La dernière ligne du tableau reste vide, et c’est volontaire : ni l’IMN ni l’OMM ne publient de durée d’insolation pour Quepos, donc on ne recopie pas les « heures de soleil » qui circulent sans source primaire. La donnée qui parle vraiment, c’est le cumul : 25,8 mm sur tout le mois, le plancher de l’année. En clair, il ne pleut quasiment pas.

Le vent, la donnée que personne ne vous donne

Voilà ce que les fiches « meilleure période » oublient. En saison sèche, un couloir d’air froid venu du nord force le passage à travers la trouée du Nicaragua, prend de la vitesse dans le relief et déboule sur le Pacifique costaricien : c’est le vent de Papagayo. Il souffle de novembre à mars et culmine en février. Au large du golfe de Papagayo, le jet atteint une moyenne de 20 m/s, soit 72 km/h, avec des pointes jusqu’à 30 m/s, d’après les relevés satellitaires publiés par Chelton, Freilich et Esbensen dans le Monthly Weather Review. À terre, sur les plages du nord, l’IMN annonce des rafales de 30 à 50 km/h l’après-midi, davantage sur les crêtes du Guanacaste.

72 km/h

Vitesse moyenne du jet de Papagayo au large, à son pic de février. Les pointes montent à 110 km/h.

Chelton, Freilich et Esbensen, Monthly Weather Review, 2000

Concrètement, trois activités trinquent. La plage d’abord, sur la frange nord : l’après-midi, le sable vole et la baignade se fait dans le clapot. Les sorties en mer ensuite, vers les îles : sous 72 km/h de moyenne au large, une navette ou un ferry se prend dans une houle courte et désagréable, réservé aux courageux. La plongée enfin, et c’est le vrai piège. Le vent pousse une remontée d’eau froide qui rafraîchit les sites des îles Catalina et Murciélago, dans le nord du Guanacaste, et y fait chuter la visibilité, en moyenne plus basse en saison sèche qu’en saison verte, avec des écarts d’un jour à l’autre.

Palmiers aux palmes couchées par le vent au bord du Pacifique, barques de pêche au mouillage et mer hachée
Le vent se voit avant de se sentir : palmes couchées, mer hachée et barques qui tirent sur leur mouillage. Sur les plages exposées, l’après-midi de février se passe face à lui.

Cette eau froide a une contrepartie : elle attire le gros, raies mantas aux Catalina, requins-taureaux aux Murciélago. Un plongeur confirmé qui vient pour ça sera comblé. Mais pour du snorkeling tranquille en famille, ou pour une eau chaude et claire, février dans le nord du Guanacaste n’est pas la bonne fenêtre : ces conditions-là arrivent plus tard dans l’année. Un séjour centré plongée ou snorkeling dans le nord du Guanacaste en février, c’est non. Décalez au Pacifique central ou sud, ou changez de saison.

Un pays sec n’est pas un pays vert

L’autre malentendu de février tient en une image : celle de la jungle verte qu’on est venu voir, et qu’on ne trouve pas dans le nord. La forêt tropicale sèche du Guanacaste, celle des parcs de Santa Rosa, Guanacaste et Rincón de la Vieja, est décidue. Pour économiser l’eau pendant la longue saison sèche, de fin novembre à fin avril, les arbres laissent tomber leurs feuilles. Le paysage devient brun et doré, ponctué de quelques arbres en fleurs, jacaranda mauve ou poró écarlate. C’est beau, mais ce n’est pas la carte postale de forêt humide.

Singe hurleur noir sur une branche haute aux feuilles clairsemées, contre un ciel bleu franc
Février dans la forêt sèche : les branches se dénudent, et la faune se repère de loin, à découvert.

Si c’est le vert que vous cherchez en février, changez de région, pas de mois. La forêt de nuages de Monteverde reste dense et humide toute l’année. La côte caraïbe, que l’IMN décrit comme sans saison sèche marquée, garde son couvert. Et le Pacifique sud, la péninsule d’Osa et Corcovado en tête, sont de vraie forêt humide, verts en février. Le nord jaune n’est pas tout le pays, il en est juste la partie la plus photographiée hors saison.

Ce qu’on peut faire, ce qu’on ne peut pas

Ce que février ouvre :

  • Observer la faune, meilleur moment de l’année : à découvert dans la forêt sèche et regroupée autour des derniers points d’eau, elle se repère bien plus facilement qu’en saison des pluies.
  • Enchaîner des journées sans marge météo, avec 4,2 jours de pluie sur tout le mois.
  • Se baigner sur le Pacifique central et sud sans arrière-pensée, la mer étant à 28,1 °C.
  • Rouler sur les pistes de terre sans gués gonflés ni ornières lessivées.
  • Croiser les baleines à bosse du nord dans le Pacifique sud, autour du parc Marino Ballena.
Gros iguane épineux noir et bleu au repos sur un tronc gris, épines dressées le long du dos
La saison sèche est la meilleure fenêtre d’observation : moins de feuillage, animaux concentrés aux points d’eau.

Ce que février ferme, et ce n’est pas la météo, c’est la logistique :

  • Les entrées des parcs à quota : le Poás, à créneau et capacité limités, se réserve en ligne sur le SINAC et se vide en quelques heures en haute saison.
  • Les hébergements les mieux placés, qui affichent complet quand on s’y prend tard.
  • Les fenêtres de plongée « eau chaude et bonne visibilité » dans le nord, qui sont ailleurs dans l’année.
  • Les paysages de forêt verte au nord, feuilles tombées obligent.
  • Le petit budget : février est le mois le plus cher, ce n’est pas la saison des bonnes affaires.

Affluence

Février est un pic, et l’ICT le chiffre. Le pays a compté 308 873 arrivées de touristes par voie aérienne en février 2026, en hausse de 14,1 % sur les 270 810 de février 2025. Rapporté aux 2 689 278 arrivées aériennes de l’année 2025, un mois moyen pèse 224 106 visiteurs : février 2025 se situait déjà 21 % au-dessus de cette moyenne. Le premier trimestre 2026, avec 959 738 arrivées aériennes, est le plus chargé jamais enregistré. La saison sèche est la saison où tout le monde vient.

La conséquence est logistique. Les grands parcs se réservent désormais en ligne sur le SINAC, plus au guichet, et les places sont contingentées. Le volcan Poás vend ses entrées uniquement en ligne, par créneaux à capacité limitée qui s’épuisent vite en haute saison, entre décembre et avril. Manuel Antonio se réserve aussi en ligne, ferme le mardi, et coûte 18,08 USD pour un adulte non-résident. En février, on bloque le Poás et les autres parcs à quota bien avant d’arriver, sous peine de trouver porte close.

Budget

Février, c’est le mois cher, et c’est l’angle qui manque à tous les articles qui le vendent sans réserve. Un poste ne bouge pas : les parcs n’ont pas de basse saison tarifaire. Manuel Antonio reste à 18,08 USD l’entrée adulte non-résident, le Poás à 15 USD, toute l’année. La prime de haute saison se paie sur l’avion et sur le lit, jamais sur les entrées.

Pour le reste, ce sont des ordres de grandeur, à vérifier au moment de réserver : comptez autour de 900 à 1 400 € l’aller-retour depuis Paris en février selon la date et l’escale, et autour de 60 à 140 USD la nuit en hébergement de gamme moyenne hors resort de plage. Février est le meilleur mois de la série pour un premier voyage, et le pire pour le rapport qualité-prix. Quelqu’un qui compte chaque euro n’a rien à faire au Costa Rica en février : il paie le plein tarif de la haute saison pour un nord jaune et un vent qui gêne la mer.

Si ce mois ne vous convient pas

Si c’est le budget qui coince, ne négociez pas avec février, décalez à la saison verte. Costa Rica en juin accueille près d’un tiers de visiteurs en moins, avec des tarifs d’avion et de nuit qui ont chuté, au prix d’averses d’après-midi et d’un nord redevenu vert.

Si vos dates sont fixes et que c’est une autre destination qu’il vous faut pour cette période de l’année, notre sélection où partir en février balaie les endroits qui tournent bien au même moment.

Dans la valise

  • Un coupe-vent léger : sur les plages du nord, l’après-midi souffle à 30 à 50 km/h.
  • Un baume à lèvres et une crème hydratante : avec 25,8 mm sur le mois, l’air est sec et la peau tire.
  • Une combinaison 5 mm si vous plongez au nord : la remontée d’eau froide refroidit les sites des îles.
  • Une crème solaire haute protection : sous un ciel dégagé, l’indice UV reste fort toute la journée.
  • Des chaussures fermées pour la forêt sèche : sol poussiéreux, épineux et beaucoup de faune au ras du sol.

Costa Rica mois par mois

Février tient sa réputation, à une condition : savoir ce qu’on ne vient pas y chercher. Le vert du nord, le calme en mer et les prix doux, c’est pour d’autres mois.

En amont, Costa Rica en décembre ouvre la saison sèche et se joue à la quinzaine près.

En aval, Costa Rica en mars pousse la chaleur d’un cran, sur le même ciel sec.

Climat mois par mois

Quepos, Pacifique central

02040janvier : 22 à 31.3 °Cfévrier : 22 à 32 °C32°mars : 22.6 à 32.4 °Cavril : 23.5 à 32.2 °Cmai : 23.3 à 31.4 °Cjuin : 23.1 à 30.8 °Cjuillet : 22.8 à 30.5 °Caoût : 22.7 à 30.4 °Cseptembre : 22.6 à 30.3 °Coctobre : 22.6 à 30 °Cnovembre : 22.6 à 29.8 °Cdécembre : 22.3 à 30.6 °C560janvier : 45.9 mm de pluiefévrier : 25.8 mm de pluiemars : 40 mm de pluieavril : 156.9 mm de pluiemai : 389 mm de pluiejuin : 413.3 mm de pluiejuillet : 444.9 mm de pluieaoût : 468.7 mm de pluieseptembre : 544.3 mm de pluieoctobre : 533.5 mm de pluienovembre : 349 mm de pluiedécembre : 159.7 mm de pluieJANFÉVMARAVRMAIJUIJUIAOÛSEPOCTNOVDÉC
Amplitude min-max, en °CPrécipitations, en mmfévrier, le mois de cet article
Voir les chiffres mois par mois
MoisMinMaxPluieMer
janvier22 °C31.3 °C45.9 mm27.9 °C
février22 °C32 °C25.8 mm28.1 °C
mars22.6 °C32.4 °C40 mm28.4 °C
avril23.5 °C32.2 °C156.9 mm28.7 °C
mai23.3 °C31.4 °C389 mm28.8 °C
juin23.1 °C30.8 °C413.3 mm28.5 °C
juillet22.8 °C30.5 °C444.9 mm28.4 °C
août22.7 °C30.4 °C468.7 mm28.2 °C
septembre22.6 °C30.3 °C544.3 mm28.1 °C
octobre22.6 °C30 °C533.5 mm27.7 °C
novembre22.6 °C29.8 °C349 mm27.8 °C
décembre22.3 °C30.6 °C159.7 mm27.9 °C

Source : Normales de l’Instituto Meteorológico Nacional pour Quepos, période 1984-2003, publiées par le World Weather Information Service de l’OMM, consultée le 23/07/2026.

Questions fréquentes

Est-ce que le vent gêne vraiment la baignade et la plongée, et dans quelles zones ?
Surtout dans le nord du Guanacaste, du golfe de Papagayo aux plages exposées de Playa del Coco à Tamarindo. Le vent de Papagayo souffle le plus fort en février, avec une moyenne de 72 km/h au large et des pointes plus hautes, et il pousse une remontée d’eau froide qui refroidit les sites de plongée des îles Catalina et Murciélago et y fait chuter la visibilité. Sur le Pacifique central et sud, autour de Manuel Antonio ou d’Uvita, l’effet est bien plus faible : la baignade y reste tranquille.
Combien de temps à l’avance faut-il réserver les hébergements et les parcs à quota ?
Comptez plusieurs semaines pour les hébergements bien placés, parce que février est le pic de fréquentation de l’année. Pour les parcs, les entrées se prennent en ligne sur le site du SINAC et pas au guichet : le Poás, à créneau et capacité limités, part vite en haute saison. Manuel Antonio se réserve aussi en ligne et ferme le mardi. Bloquez ces deux-là dès que vos dates sont fixées, le reste peut attendre.
Les paysages sont-ils secs partout ou seulement au nord ?
Seulement au nord et sur la côte pacifique. La forêt tropicale sèche du Guanacaste est décidue : en février elle a perdu ses feuilles et le paysage est brun et doré. Pour du vert en février, il faut viser la forêt de nuages de Monteverde, la côte caraïbe, qui n’a pas de saison sèche marquée, ou le Pacifique sud et la péninsule d’Osa, restés forêt humide.
De combien février est-il plus cher que juin, concrètement ?
Février est en haute saison, juin en saison verte : la différence se joue sur l’avion et le lit, pas sur les parcs, dont les tarifs ne changent pas dans l’année. La demande, elle, chute d’environ un tiers entre le pic sec et le creux vert. Le détail chiffré du mois le moins cher est dans notre fiche Costa Rica en juin, à laquelle on renvoie plus bas.
Peut-on encore voir des tortues ou des baleines à cette période ?
Oui pour les deux, mais pas partout. Les baleines à bosse de l’hémisphère nord fréquentent le Pacifique sud, autour du parc Marino Ballena, de décembre à mars environ. Côté tortues, la ponte des tortues luth se poursuit jusqu’en février sur les plages du Pacifique nord, comme Playa Grande. Les grandes arribadas d’Ostional, elles, appartiennent à la saison des pluies : ce n’est pas février qu’il faut viser pour ça.

Sources