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Sécurité & risques · Zanzibar

Zanzibar est-il dangereux ? Ce qu’il faut savoir avant de partir

Vigilance renforcée sur tout l’archipel, aucune zone déconseillée : Zanzibar n’est pas une destination dangereuse. Restent quatre lieux que la fiche française nomme un par un, un paludisme transmis toute l’année, et un marnage de 3,2 m qui change la baignade d’une heure à l’autre.

Mis à jour le 14 min de lecture
Vue aérienne du front de mer de Stone Town, boutres au mouillage et toits rouges de la vieille ville

Photo : Alex Levis / pexels

Niveau officiel
Vigilance renforcée sur tout l’archipel
Lieux nommés par la fiche
Stone Town, Nungwi, Paje et Jambiani
Assurance obligatoire
44 US$ par personne, valable 90 jours
Marnage en vive-eau
3,2 m sur la côte est de l’archipel

Non, Zanzibar n’est pas un pays dangereux, et d’ailleurs ce n’est pas un pays : c’est un archipel semi-autonome de Tanzanie. France Diplomatie y applique la vigilance renforcée, son deuxième niveau sur quatre, sans aucune zone déconseillée. Le vrai risque tient en trois lignes : le vol d’opportunité dans quatre lieux que la fiche officielle nomme un par un, le paludisme, et les agressions signalées contre des voyageuses seules à Paje et Jambiani.

Ce qu’il faut retenir

  • Zanzibar dépend de la Tanzanie : la fiche officielle à consulter est la fiche Tanzanie, et elle place l’archipel en vigilance renforcée, comme tout le pays hors régions frontalières.
  • Elle nomme quatre secteurs et pas un de plus : « A Zanzibar, les agressions se concentrent dans les zones touristiques : Stone Town, Nungwy, Paje et Jambiani. »
  • Le vol à l’arraché de sac ou de téléphone arrive loin devant tout le reste, souvent depuis une voiture ou un deux-roues.
  • Le paludisme se transmet toute l’année sur l’archipel et une chimioprophylaxie est recommandée, y compris pour une semaine de plage.
  • Une assurance zanzibarite est obligatoire à l’entrée depuis le 1er octobre 2024, 44 US$ par personne pour 90 jours, et elle ne remplace pas la vôtre.
  • Le marnage atteint 3,2 m en vive-eau sur la côte est : la baignade y change complètement d’une heure à l’autre.

Zanzibar, la Tanzanie et la fiche officielle : ce que ça change

L’archipel ( Unguja, l’île principale, et Pemba au nord ) est un territoire semi-autonome de la République unie de Tanzanie. Concrètement, aucune fiche « Zanzibar » n’existe au Quai d’Orsay : tout ce qui vous concerne se trouve dans la fiche Tanzanie, mélangé avec le safari et le Kilimandjaro. C’est la principale raison pour laquelle les voyageurs se trompent d’alerte.

Les zones vraiment interdites du pays sont toutes sur le continent, et très loin de vous : la bande frontalière avec le Mozambique et la région de Mtwara sont formellement déconseillées au titre du risque d’attaques terroristes et d’enlèvements ; les régions de Kagera et Kigoma, à l’ouest, ainsi que Lindi et Ruvuma au sud-est, sont déconseillées sauf raison impérative. Rien de tout cela ne touche l’archipel. Si votre voyage combine plage et brousse, la partie continentale se prépare à part, avec la sécurité en Tanzanie continentale.

Les zones et les moments à éviter, précisément

Il n’y a pas de quartier à bannir à Zanzibar. Il y a quatre secteurs nommés par l’administration française, et surtout des créneaux horaires. La différence compte : Stone Town de jour est l’un des endroits les plus tranquilles de l’archipel, Stone Town à 23 h est une autre affaire.

Les ruelles de Stone Town en fin de journée et après 22 h

La recommandation officielle est frontale : « éviter de se promener à pied la nuit, en particulier à Dar-Es-Salam, Zanzibar et Arusha ». Le Foreign Office britannique confirme que des incidents ont eu lieu « à Stone Town, dans les hôtels et sur les plages touristiques de toute l’île ».

Le problème n’est pas le quartier, c’est sa géométrie. Le dédale de la vieille ville se ferme sur lui-même, les boutiques baissent le rideau, et un visiteur qui suit son téléphone à la main finit dans une ruelle vide sans s’en rendre compte. Les deux fiches décrivent le même geste : le sac ou le portable arraché, parfois depuis un véhicule ou un deux-roues. Le Foreign Office donne trois réflexes utiles : marcher face à la circulation, s’écarter le plus possible de la chaussée, et porter son sac à la main ou sur l’épaule plutôt qu’en bandoulière en travers du buste, pour ne pas être tiré au sol.

Ruelle étroite et déserte de Stone Town bordée de maisons à la peinture écaillée
Une ruelle de Stone Town en pleine journée. Le même passage à 23 h, sans commerce ouvert, ne se parcourt pas de la même façon.

Les plages isolées hors des zones hôtelières, de nuit

France Diplomatie demande de « ne pas se promener dans les endroits isolés » et de ne pas porter argent et objets de valeur de manière ostentatoire. Sur l’archipel, cela vise un scénario très banal : la marche digestive sur le sable après le dîner, en tongs, avec le téléphone et la carte bancaire dans la poche. Une plage de la côte est la nuit, c’est plusieurs kilomètres sans éclairage, sans passage et sans témoin. Le retour se fait par la route, pas par le sable.

Nungwi, Paje et Jambiani : ce que signalent les fiches officielles

Ces trois villages sont le cœur du tourisme balnéaire zanzibarite, et ce sont précisément les trois que la fiche cite après Stone Town ( elle orthographie Nungwi « Nungwy » ). Deux points méritent d’être lus au mot.

D’abord les cambriolages : « A Paje et Jambiani, des cambriolages la nuit de chambres et villas occupées par des touristes ont été signalés. Les cambrioleurs n’hésitent pas à rentrer dans les chambres d’hôtel, parfois avec la complicité du personnel de l’hôtel, dont des gardiens. » La recommandation qui suit est d’une simplicité désarmante : bien fermer fenêtres et portes des chambres. Sur une côte où la chaleur pousse à dormir baie ouverte, c’est le conseil que personne n’applique.

Ensuite les agressions sexuelles, traitées plus bas dans une section dédiée, parce qu’elles méritent mieux qu’une ligne noyée au milieu des pickpockets.

Les villas isolées sans gardiennage

C’est la seule recommandation officielle qui porte sur un choix d’hébergement, et elle est explicite : privilégier « les locations dans des hôtels sécurisés plutôt que des villas isolées ». Le Foreign Office ajoute qu’un gardien digne de ce nom doit exiger une pièce d’identité officielle avant de laisser entrer qui que ce soit dans la propriété.

Disons-le : entre une villa isolée avec vue frontale sur l’océan et un hôtel gardienné à 200 m de la même plage, le second gagne pour un premier séjour, même s’il perd en photogénie. La villa se garde pour un deuxième voyage, quand on connaît le village, le gardien et le chauffeur.

Ce qui arrive vraiment aux voyageurs

Par fréquence décroissante, pas par gravité spectaculaire.

En tête, très loin devant, le vol à l’arraché. La fiche française note que « les vols avec violence pour des téléphones portables sont à la hausse » et le Foreign Office décrit l’arrachage de sac comme une tactique bien rodée, opérée depuis des voitures ou des motos.

Ensuite l’excursion vendue sur la plage par un rabatteur. Le Foreign Office est net sur ce point : ne pas acheter d’excursion à un rabatteur, et passer par un opérateur licencié, la liste étant tenue par l’association tanzanienne des tour-opérateurs. Notre position est plus tranchée encore : une sortie proposée spontanément sur le sable se refuse systématiquement, sans discussion sur le prix. Vous n’avez ni le nom du bateau, ni l’assurance, ni le nombre de gilets à bord.

Ensuite le taxi. À Zanzibar, les applications de réservation de course ne fonctionnent pas, et de faux taxis circulent : les officiels se reconnaissent à la plaque blanche. La fiche décrit pour le pays un mode opératoire précis, où des complices rejoignent la course, séquestrent le passager plusieurs heures et le forcent à retirer de l’argent à plusieurs distributeurs. Le conseil officiel, qui surprend, est de donner son code sans résistance, les banques remboursant les sommes volées, puis de porter plainte et de contacter le consulat.

Ensuite le cambriolage nocturne dans les chambres et les villas de Paje et Jambiani, déjà cité. Puis les questions d’argent : la fiche déconseille de changer auprès d’intermédiaires dans la rue et rappelle que les retraits sont souvent plafonnés à 400 000 TZS par tentative.

Un détail que personne ne mentionne et qui compte le jour où ça arrive : le dépôt de plainte est compliqué, il n’y a pas d’officiers de police francophones ni facilement anglophones, et les commissariats ne remettent pas de copie du dépôt de plainte. Photographiez tout sur place, et prévenez votre assurance avant de repartir.

Voyager seule à Zanzibar

Les fiches officielles disent les choses, les blogs les évitent. Voici les deux formulations, sans les arranger.

France Diplomatie, rubrique Informations utiles : « La Tanzanie n’est pas un pays dangereux pour les femmes. Néanmoins, les femmes sont souvent victimes de harcèlement ou d’agression verbale, particulièrement sur les plages ou dans les bars/clubs. » Rubrique Sécurité : « A Paje et Jambiani, plusieurs cas de viols ou tentatives de viols de touristes ont été signalés. Il est recommandé aux femmes voyageant seules d’être particulièrement vigilantes, de verrouiller leurs chambres la nuit et de privilégier les locations dans des hôtels sécurisés plutôt que des villas isolées. » Le Foreign Office écrit de son côté que des agressions, des viols et des violences sexuelles visant des étrangers ont eu lieu, y compris dans des resorts de bord de mer.

Nous ne raconterons aucun fait divers, aucun récit reconstitué, aucun nom. Ce qui précède est ce qui est officiellement documenté, et c’est déjà suffisant pour orienter trois décisions concrètes : le type d’hébergement, l’organisation des retours de soirée, et la surveillance de son verre.

Le paludisme, l’eau et les blessures de corail : le vrai sujet santé

C’est le point que la concurrence expédie en une ligne, alors que c’est statistiquement ce qui envoie un voyageur à l’hôpital au retour. L’Institut Pasteur décrit pour la Tanzanie une transmission toute l’année dans tout le pays en dessous de 1 800 m d’altitude, Dar es Salaam et Zanzibar comprises, avec Plasmodium falciparum prédominant, soit l’espèce responsable des formes graves. La recommandation associe protection antivectorielle et chimioprophylaxie.

5 500

Le nombre de cas de paludisme importés en France chaque année, dont l’écrasante majorité vient d’Afrique subsaharienne.

Institut Pasteur, fiche maladie Paludisme, mise à jour juillet 2024

Une nuance honnête, que peu de sites donnent : l’OMS relevait en octobre 2022 une prévalence du paludisme inférieure à 1 % à Zanzibar, la plus basse de Tanzanie et de toute l’Afrique orientale et centrale, grâce au programme d’élimination local. Cela ne change rien à la conduite à tenir pour un voyageur non immunisé, et la prophylaxie ne devient pas optionnelle parce que le séjour est balnéaire. La fièvre apparaît de 8 à 30 jours après l’infection : toute fièvre pendant le séjour ou dans les trois mois qui suivent le retour impose une consultation immédiate, en signalant le voyage. Si vous partez pendant la saison des longues pluies, notre article Zanzibar en avril détaille ce que ça change au quotidien.

La fièvre jaune, elle, fait l’objet d’un malentendu constant. Elle n’est en principe exigée que pour les voyageurs venant d’un pays endémique ou y ayant transité plus de 12 h. En pratique, la preuve de vaccination est souvent demandée sans distinction à l’arrivée, ce qui n’en fait ni une obligation légale ni une obligation médicale pour un départ depuis la France.

Le reste tient à l’hygiène et aux pieds. Eau encapsulée ou rendue potable, pas de glaçons, pas de crudités, pas de jus de fruits frais. Et des chaussures d’eau : la fiche santé demande d’éviter de marcher pieds nus et met en garde contre les envenimations, méduses comprises. Une coupure de corail dans un climat chaud s’infecte vite et gâche une semaine.

La mer, les courants et les marées : le risque qu’on ne classe jamais comme tel

Aucune fiche pays ne classe la marée comme un risque de sécurité. Sur la côte est de l’archipel, elle en est pourtant un, parce que le paysage change littéralement d’heure en heure. Les travaux publiés sur la baie de Chwaka, à 22 km à l’est de Stone Town, donnent le régime exact : marée semi-diurne, marnage moyen de 3,2 m en vive-eau contre 1 m en morte-eau, et plus de 60 % de la baie à sec au jusant de vive-eau.

Deux conséquences pratiques. La première : à marée basse, la mer se retire au-delà du platier et la baignade est impossible sur des centaines de mètres, ce qui explique les avis déçus de voyageurs ayant réservé une plage de rêve à Jambiani. La seconde, moins connue : le retrait dure plus longtemps que la remontée, un peu plus de 7 h en moyenne contre 5 h, ce qui veut dire que le flot revient plus vite qu’il n’est parti. Les mesures relevées à l’embouchure du chenal de Mapopwe donnent des vitesses maximales de 0,5 m/s au jusant et 0,3 m/s au flot. On ne se laisse pas surprendre par un courant de 0,5 m/s en marchant, mais on se laisse très bien surprendre en s’éloignant d’un kilomètre sur un platier découvert sans regarder l’heure.

Boutre échoué sur un vaste platier découvert à marée basse, la mer repoussée vers l’horizon
Le platier de la côte est au jusant de vive-eau. Trois heures plus tard, tout ce qui est visible ici est sous l’eau.

La consigne officielle de baignade est d’ailleurs la même partout : nager dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants et ne pas boire d’alcool avant de se mettre à l’eau. Sur place, la seule information qui compte tient dans la table des marées affichée à la réception de la plupart des hébergements. Pour choisir votre mois en connaissance de cause, la mer et l’affluence sont détaillées dans Zanzibar en août.

Les règles locales qu’on enfreint sans le savoir

Voilà l’angle mort du séjour balnéaire. À Zanzibar, 98 % de la population est musulmane, et la fiche française demande, en dehors des hôtels touristiques, une tenue et une attitude respectueuses des coutumes locales, avec des vêtements couvrants toute l’année et davantage encore pendant le jeûne. Manger ou boire de l’alcool en journée dans un lieu public pendant le ramadan est explicitement déconseillé.

Ce n’est pas qu’une question de politesse. Le Foreign Office britannique chiffre la sanction : les autorités zanzibarites peuvent infliger une amende de 700 US$ ou plus pour une tenue jugée inappropriée en public, et d’au moins 1 000 US$ à un guide ou à un opérateur.

Ce que la loi encadreCe que vous risquez
Tenue jugée inappropriée en public700 US$ d’amende, au moins 1 000 US$ pour un guide ou un opérateur
Sac plastique dans les bagagesJusqu’à 200 000 shillings ( 77 € ) et 7 jours de prison
Drone utilisé sans autorisationArrestation immédiate possible
Consommation de stupéfiants10 ans de prison ferme, perpétuité pour le trafic
Relation homosexuelleAmende ou prison, article 154 du Code pénal

Source : France Diplomatie, fiche Tanzanie, rubriques Informations utiles et Sécurité, mises à jour le 13 juillet 2026, et Foreign, Commonwealth and Development Office, fiche Tanzanie, mise à jour le 19 mai 2026, consultées le 23 juillet 2026.

Deux précisions qui évitent des ennuis réels. La photographie d’abord : les installations sensibles ( aéroports, ponts, casernes, bâtiments publics ) sont interdites d’image, et la fiche insiste sur le fait qu’à Zanzibar, photographier quelqu’un sans lui demander n’est pas communément admis. Le drone ensuite : entrer avec un drone en Tanzanie est fortement déconseillé, son usage sans autorisation pouvant conduire à une arrestation immédiate. Un appareil dans la valise, c’est un contrôle de bagage qui tourne mal à l’arrivée.

Femme en kanga ramassant des algues au bord de l’eau sur une plage de sable blanc
L’algoculture occupe les platiers de la côte est entre deux marées. C’est un lieu de travail avant d’être un décor de plage.

Les conseils qui changent quelque chose

  • Rentrez en taxi officiel ( plaque blanche ) après la tombée du jour à Stone Town, jamais à pied dans le dédale.
  • Portez votre sac à la main ou sur l’épaule, jamais en bandoulière en travers du buste, et marchez face à la circulation.
  • Refusez toute excursion proposée sur la plage et réservez auprès d’un opérateur licencié, via votre hébergement.
  • Verrouillez portes et fenêtres de la chambre la nuit, à Paje et Jambiani en particulier.
  • Choisissez un hébergement gardienné plutôt qu’une villa isolée pour un premier séjour.
  • Consultez un médecin quatre à six semaines avant le départ pour la chimioprophylaxie antipaludique et les rappels de vaccins.
  • Emportez un répulsif cutané et dormez sous moustiquaire ou en pièce climatisée fermée.
  • Achetez l’assurance zanzibarite obligatoire en ligne avant l’arrivée, et gardez votre contrat d’assistance français comme couverture réelle.
  • Prévoyez des espèces : les cartes ne passent que dans certains établissements et les retraits sont souvent plafonnés à 400 000 TZS.
  • Payez le visa à l’arrivée en dollars postérieurs à 2006 et avec l’appoint : 50 € ou 50 USD pour le visa touristique, et les autorités ne rendent pas la monnaie.
  • Laissez le drone à la maison et demandez avant de photographier une personne.
  • Regardez la table des marées avant de partir marcher sur le platier, et notez l’heure du renversement.

Ce que dit le Quai d’Orsay

Au 23 juillet 2026, la fiche Conseils aux voyageurs de France Diplomatie classe l’archipel de Zanzibar en vigilance renforcée, comme l’ensemble du pays hors zones frontalières. Sont formellement déconseillées la bande frontalière avec le Mozambique et la région de Mtwara ; sont déconseillées sauf raison impérative les régions de Kagera et Kigoma, frontalières du Burundi, ainsi que Lindi et Ruvuma. Aucune de ces zones ne se trouve sur l’archipel. La rubrique Sécurité porte une mise à jour au 13 juillet 2026 et la carte des zones une actualisation au 13 mars 2026.

Deux alertes figuraient sur la fiche au moment de la consultation, et aucune ne vise l’archipel en propre : l’épidémie d’Ebola déclarée urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS le 17 mai pour la République démocratique du Congo et l’Ouganda, avec contrôles sanitaires renforcés aux points d’entrée tanzaniens, et un risque de manifestations dans les grandes villes, lié aux hausses du prix du carburant et à l’instabilité politique depuis les élections générales d’octobre 2025. Fiche consultée le 23 juillet 2026 : Tanzanie, Conseils aux voyageurs, rubrique Sécurité.

Le même exercice, destination par destination, est rassemblé dans nos fiches sécurité pays par pays.

À qui on déconseille Zanzibar

À qui veut un séjour balnéaire sans la moindre contrainte culturelle. La tenue couvrante hors plage, l’alcool discret, le ramadan, la photographie qui se demande : ce sont des cadres réels, pas des recommandations décoratives, et les ignorer produit exactement les frictions que certains voyageurs racontent ensuite comme de « l’insécurité ». Si l’idée de ranger le débardeur pour traverser Stone Town vous agace par principe, la Méditerranée fera mieux l’affaire.

À qui compte sur une baignade permanente devant sa chambre, aussi. Sur la côte est, avec 3,2 m de marnage, l’eau est loin la moitié du temps, et aucun hôtel ne peut rien y changer.

Et à qui refuse par principe un traitement préventif. Le paludisme n’est pas un risque théorique ici, c’est le premier motif d’hospitalisation au retour d’Afrique de l’Est. Un séjour de plage ne dispense de rien.

Reste que l’essentiel de ce qui précède se règle avant le départ, en trois gestes : une consultation médicale, une réservation d’hébergement gardienné, et une lecture attentive de la fiche pays. Pour la suite du voyage, tout ce que nous publions sur la destination est réuni dans tous nos articles sur Zanzibar.

Questions fréquentes

Faut-il un traitement antipaludique pour une semaine en resort à Nungwi ?
Oui, la question se pose et elle se pose à un médecin. L’Institut Pasteur décrit une transmission toute l’année dans tout le pays en dessous de 1 800 m d’altitude, Zanzibar comprise, avec Plasmodium falciparum prédominant, et recommande une chimioprophylaxie. Le fait de dormir dans un hôtel climatisé ne fait pas partie des critères qui la rendent inutile.
Peut-on se promener en short et débardeur dans Stone Town ?
Mieux vaut éviter. France Diplomatie recommande des vêtements couvrants toute l’année en dehors des hôtels touristiques, et le Foreign Office britannique précise que les autorités zanzibarites peuvent infliger une amende de 700 US$ ou plus pour une tenue jugée inappropriée en public. Le maillot reste sur la plage et dans l’enceinte de l’hôtel.
Est-ce qu’on peut sortir seule le soir à Paje ou à Jambiani ?
La fiche française signale plusieurs cas de viols ou de tentatives de viols de touristes dans ces deux villages et recommande aux femmes voyageant seules d’être particulièrement vigilantes. Un dîner dans un établissement du village, avec un retour organisé par l’hébergement, oui. La marche seule sur la plage après la tombée du jour, non.
L’eau du robinet est-elle utilisable pour se brosser les dents ?
La fiche santé française demande de ne boire que de l’eau encapsulée ou rendue potable par filtration, ébullition ou désinfectant, et d’éviter glaçons et glaces. Pour le brossage des dents, une bouteille capsulée coûte quelques centimes et règle la question sans discussion.
Peut-on payer en euros ou en dollars, ou faut-il changer en shillings ?
Les cartes ne passent que dans certains hôtels, supermarchés et restaurants, et les retraits sont souvent plafonnés à 400 000 TZS par tentative. France Diplomatie recommande de se munir de devises, de ne pas changer dans la rue et de passer par les banques ou les bureaux de change. Prévoyez des espèces pour les taxis, les marchés et les entrées de site.

Sources