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Quand partir · Japon

Le Japon en octobre : météo, couleurs et notre avis

Excellent, l’un des trois seuls mois qu’on note aussi haut sur l’année : 22,0 °C à Tokyo, l’air sec et les typhons retombés à 1,7 approche en moyenne. Le seul piège est une idée reçue : non, les érables de Kyoto ne sont pas encore rouges en octobre, c’est un mois plus tard.

Mis à jour le 10 min de lectureoctobre
Feuillage d’érable japonais encore vert et lumineux à contre-jour, quelques feuilles virant tout juste au jaune d’or

Photo : 开 心 / pexels

Verdict
excellent, le meilleur mois du second semestre
Tokyo en journée
22,0 °C, et 14,8 °C la nuit
Les érables rouges
à Kyoto fin novembre, pas en octobre
Typhons
1,7 approche en moyenne, moitié moins qu’en septembre

Le Japon en octobre, c’est excellent, l’un des trois seuls mois qu’on note aussi haut sur l’année, avec mai et novembre. Tokyo tient 22,0 °C l’après-midi, l’air s’assèche après l’été, et les typhons de septembre sont retombés à 1,7 approche en moyenne. Le seul piège tient en une idée fausse : non, les érables ne sont pas encore rouges.

Octobre offre à peu près le climat de novembre sans la ruée des couleurs, et de meilleurs prix que le pic des cerisiers du printemps. On vient marcher au sec dans des villes vivables, pas photographier Kyoto en rouge : cette photo-là, c’est un mois plus tard. Tout l’article tient sur cette nuance, que la moitié des fiches automne oublie de dire.

Ce qu’il faut retenir

  • Verdict excellent : 22,0 °C à Tokyo, air sec, typhons retombés, l’un des trois meilleurs mois de l’année avec mai et novembre.
  • Les érables rouges de Kyoto et de Tokyo, c’est fin novembre, pas octobre : sur la plaine, les feuilles sont encore vertes.
  • Le nord a de l’avance : à Hokkaidō, les couleurs de Daisetsuzan tournent dès la fin septembre.
  • 234,8 mm de pluie à Tokyo, le plus gros cumul de l’année, mais sur 10,5 jours seulement, en épisodes de fin de mois.
  • Le Kansai est bien plus sec que Tokyo : 136,0 mm sur 8,3 jours à Osaka, la région où l’on passe le plus de temps.
  • Octobre est en haute saison, tout près du record d’avril côté visiteurs, mais sans la saturation des momiji de fin novembre sur Kyoto.

La météo d’octobre, en chiffres

Voici les normales de Tokyo, la station qui sert de référence à toute la série japonaise.

DonnéeValeur
Température max en journée22,0 °C
Température min la nuit14,8 °C
Température de la mer25,3 °C ( côte du Bōsō, octobre 2024 )
Jours de pluie10,5 jours
Cumul de précipitations234,8 mm
Ensoleillement4,2 h par jour ( 129,4 h sur le mois )

Source : Japan Meteorological Agency, normales 1991-2020, station de Tokyo, consulté le 26 juillet 2026. Les jours de pluie proviennent des mêmes normales OMM 1991-2020 ( NOAA NCEI ). La ligne « mer » est la moyenne des valeurs quotidiennes d’octobre 2024 au large de la péninsule de Bōsō ( analyse Météo-France servie par Open-Meteo ).

Le Japon n’a pas un climat, il en a trois

Un même 15 octobre ne veut rien dire de commun à Sapporo, à Tokyo et à Naha. L’archipel s’étire sur des milliers de kilomètres, et octobre étale bien ses trois visages : l’automne au nord, la transition au centre, l’été qui s’attarde au sud.

Les trois Japon en octobreHokkaidō ( Sapporo )Honshū ( Tokyo )Okinawa ( Naha )
Température max16,4 °C22,0 °C28,1 °C
Température min8,0 °C14,8 °C23,5 °C
Cumul de pluie109,9 mm234,8 mm179,2 mm
Jours de pluie11,6 jours10,5 jours8,8 jours
Ensoleillement145,9 h129,4 h163,3 h

Source : Japan Meteorological Agency et normales OMM 1991-2020 ( NOAA NCEI ), stations de Sapporo, Tokyo et Naha, consulté le 26 juillet 2026.

Regardez la ligne du cumul : c’est Tokyo, et non le sud tropical, qui reçoit le plus de pluie en octobre. Sapporo est déjà fraîche la nuit ( 8,0 °C ) et bien avancée dans l’automne, quand Naha reste en été, à 28,1 °C, avec une mer chaude où l’on se baigne encore. Un seul mois, trois voyages différents, et le choix du nord ou du sud change tout.

234,8 mm et pourtant un mois sec : lire le bon chiffre

Le cumul de Tokyo est le plus élevé de l’année, et c’est exactement là que les fiches automatiques trompent le lecteur. Un gros cumul n’est pas une pluie continue. Ces 234,8 mm tombent sur 10,5 jours, soit une vingtaine de journées sans averse mesurable, et ils arrivent en épisodes marqués de fin de mois, dans le sillage des derniers systèmes tropicaux. Lire ce nombre comme une quantité de pluie quotidienne, c’est l’erreur de lecture qui fait fuir un voyageur pour de mauvaises raisons.

Surtout, ce chiffre est celui de Tokyo, pas du pays. Sur l’axe que suit la plupart des voyages, Kyoto et Osaka, il pleut nettement moins : 136,0 mm sur 8,3 jours à Osaka. Le Kansai est le Japon sec de l’automne, et c’est justement là qu’on passe le plus de temps.

8,3 jours

Les jours de pluie d’Osaka en octobre, contre 10,5 à Tokyo. Le Kansai, cœur des itinéraires, est la région sèche de l’automne.

JMA / OMM, normales 1991-2020

Les typhons en octobre : ce qu’il reste du risque

La saison retombe vite. On compte 1,7 approche de typhon en moyenne en octobre, contre 3,3 en août comme en septembre : la division par deux est la vraie raison de préférer octobre à septembre. Le risque n’a pas disparu, il s’est déplacé vers la première quinzaine et vers le sud ( Okinawa, Kyūshū ), et il devient rare sur Honshū en fin de mois. Une approche reste une approche, à surveiller sur le bulletin de la JMA, mais on n’est plus dans l’aléa de plein été.

Les couleurs d’automne : où en est le pays en octobre

C’est la question que personne ne traite proprement, et celle qui décide de la date d’un voyage. En octobre, la couleur existe, mais elle n’est pas là où on l’imagine. Ce qui remplit les champs et les parcs ce mois-là, ce sont les cosmos ( kosumosu ), la fleur de l’automne japonais, et le tout premier or des ginkgos, pas le rouge des érables.

Champ de cosmos roses, blancs et magenta en pleine floraison au soleil, la fleur emblématique de l’automne japonais
Les cosmos, la vraie couleur d’octobre au Japon : ce sont eux qui remplissent les champs et les parcs, un mois avant les érables rouges.

La progression du nord au sud, semaine par semaine

Les couleurs descendent du nord au sud et de la montagne vers la plaine. En octobre, seul le nord et les hauteurs sont vraiment lancés ; les grandes villes attendent encore.

Du nord au sudOù, précisémentCouleurs en octobre
Hokkaidō, en altitudeDaisetsuzan ( Asahidake )au pic dès la fin septembre
Hokkaidō, plainesSapporo, Jōzankeien cours, courant octobre
Tōhoku et Nikkōgorges d’Oirase, lac Towadadémarrage de mi à fin octobre
Alpes japonaisesKamikōchi, gorges de Kurobeen altitude, début octobre
Kyoto et Tokyotemples et jardins de villeencore verts, pic fin novembre

Sources : Japan National Tourism Organization ( japan.travel ) et observations phénologiques de la Japan Meteorological Agency, consultées le 26 juillet 2026. Les dates varient fortement d’une année sur l’autre : un automne doux repousse le tout de plusieurs jours.

Versant de montagne du nord du Japon sous un ciel bas, forêt mêlée virant au rouge et à l’or, hauts sommets encore verts
Le nord en octobre : à Hokkaidō et dans les altitudes, la forêt a déjà viré au rouge et à l’or, des semaines avant la plaine.

Kyoto en octobre : encore vert, et pourquoi c’est une bonne nouvelle

Disons-le : octobre n’est pas le mois des érables rouges à Kyoto. Les momiji de la plaine restent verts ou à peine dorés jusqu’à la seconde quinzaine de novembre. Beaucoup de voyageurs le découvrent sur place, déçus, après avoir lu le contraire. Pris à l’envers, c’est pourtant une aubaine : vous avez les temples et les jardins de Kyoto au calme, réservables sans se battre, et un ciel du Kansai bien plus sec que celui de Tokyo. Le rouge viendra, mais il se paie en foule et en tarifs ; le vert d’octobre, lui, est gratuit et tranquille.

Branches d’érable aux feuilles majoritairement vertes dont les pointes commencent à peine à roussir d’orange
Un érable de la plaine en octobre : les pointes roussissent tout juste, le rouge n’arrivera qu’à la fin novembre.

Ce qu’on peut faire, ce qu’on ne peut pas

Ce qu’octobre ouvre :

  • Marcher au sec du matin au soir dans des villes douces : 22,0 °C à Tokyo, sans la chaleur moite de l’été.
  • Se baigner tout au sud : Okinawa reste estivale à 28,1 °C, avec une mer encore chaude.
  • Les champs de cosmos et le premier or des ginkgos, la couleur réelle du mois.
  • Le nord et les altitudes en pleines couleurs, de Daisetsuzan aux gorges d’Oirase.
  • Les temples de Kyoto au calme, un ciel sec sur le Kansai et des réservations faciles.

Ce qu’octobre ferme ou complique, et que les fiches n’affichent pas :

  • Les érables rouges de Kyoto et Tokyo : pas encore, il faut attendre la fin novembre.
  • Le ski : la saison n’ouvre qu’en décembre, même à Hokkaidō.
  • Les cerisiers : finis depuis avril, aucune chance d’en croiser.
  • Les sommets du nord en fin de mois : premières neiges sur les hauts de Hokkaidō, sentiers d’altitude qui ferment.
  • Un itinéraire « photo d’automne » calé sur les grandes villes de Honshū : décalé d’un mois, il tombe à côté.

Affluence : la fenêtre avant la ruée de novembre

Soyons honnêtes : octobre n’est pas un mois creux. La JNTO a compté 3 896 300 arrivées internationales en octobre 2025, quasiment à égalité avec le record d’avril ( 3 908 900 ) et au-dessus de novembre ( 3 518 000 ). C’est de la haute saison, il faut le savoir avant de partir.

Mais le volume ne dit pas tout : ce qui use un voyage, c’est la concentration. En avril, les cerisiers, et dans la seconde quinzaine de novembre, les momiji, entassent en plus une immense foule japonaise sur une poignée de sites photogéniques, sur deux semaines. Octobre échappe aux deux. Le même monde s’y répartit sur tout le pays et sur tout le mois, sans pic unique qui pousse tout le monde vers les quatre mêmes temples de Kyoto. À volume égal, les sites sont bien plus vivables.

Budget : le meilleur rapport qualité-prix du second semestre

Sur les vols depuis la France, comptez autour de 800 à 1 300 € l’aller-retour selon la date et l’escale, fourchette relevée le 26 juillet 2026 et à revérifier au moment de réserver. Octobre étant une haute saison d’automne, les billets sont au-dessus du creux de septembre, à peu près au niveau de novembre. L’écart de budget entre les deux mois ne se joue donc pas sur l’avion, mais sur l’hôtel à Kyoto : au pic des momiji de fin novembre, les adresses centrales flambent et se réservent des mois à l’avance, alors qu’en octobre Kyoto reste réservable à un tarif normal. C’est là, et pas ailleurs, qu’octobre gagne contre novembre.

Un poste ne bouge pas avec la saison : le Japan Rail Pass national reste à 50 000 ¥ ( environ 270 €, taux de juillet 2026 ) pour sept jours en classe ordinaire, avant sa hausse à 53 000 ¥ ( environ 285 € ) le 1er octobre 2026 sur les ventes en agence.

Si octobre ne vous convient pas

Deux cas de figure, deux portes de sortie. Si vous cherchez la même fenêtre sèche et lumineuse mais à l’autre bout du calendrier, Le Japon en mai est l’autre grand « excellent » de l’année, un printemps vert avant la saison des pluies, avec une seule semaine à fuir, la Golden Week.

Et si ce sont vos dates d’octobre qui sont fixes, mais que vous rêvez plutôt de plage et de lagon que de temples, changez de destination sans changer de saison : l’île Maurice en octobre ouvre son printemps austral, plus sec et plus doux, une tout autre équation à peser.

Dans la valise

  • Des couches légères pour la journée ( 22,0 °C à Tokyo ) et une veste pour le petit matin et le soir, plus frais.
  • Un parapluie pliant compact, calibré pour une dizaine de jours de pluie ( 10,5 à Tokyo ), pas pour un mois entier.
  • De quoi affronter le froid si vous montez à Hokkaidō, où la nuit tombe déjà à 8,0 °C et les sommets prennent leurs premières neiges.
  • Un maillot de bain si Okinawa est au programme : 28,1 °C et une mer encore chaude tout au sud.
  • De bonnes chaussures de marche : octobre est un mois qui se vit dehors et à pied.
  • Une carte mémoire vidée : les cosmos, le nord en couleurs et les jardins encore verts se photographient sans compter.

Le Japon mois par mois

Tous nos mois japonais sont réunis sur notre page Japon.

Le mois d’avant, Le Japon en septembre, garde la chaleur de l’été et le pic des typhons ( 3,3 approches en moyenne ), mais fait déjà retomber les prix.

Le mois d’après, Le Japon en novembre, allume enfin les érables rouges de Kyoto, au prix de la plus forte affluence de l’automne : c’est vers lui qu’on renvoie le lecteur venu pour les couleurs.

Le bon réflexe d’octobre tient en une phrase : venez pour le Japon, pas pour une photo. Les villes sont douces, sèches et vivables, le nord flambe déjà, et si le rouge de Kyoto vous manque, il vous attend un mois plus tard.

Climat mois par mois

Tokyo ( station 47662 )

-51535janvier : 1.2 à 9.8 °Cfévrier : 2.1 à 10.9 °Cmars : 5 à 14.2 °Cavril : 9.8 à 19.4 °Cmai : 14.6 à 23.6 °Cjuin : 18.5 à 26.1 °Cjuillet : 22.4 à 29.9 °Caoût : 23.5 à 31.3 °Cseptembre : 20.3 à 27.5 °Coctobre : 14.8 à 22 °C22°novembre : 8.8 à 16.7 °Cdécembre : 3.8 à 12 °C240janvier : 59.7 mm de pluiefévrier : 56.5 mm de pluiemars : 116 mm de pluieavril : 133.7 mm de pluiemai : 139.7 mm de pluiejuin : 167.8 mm de pluiejuillet : 156.2 mm de pluieaoût : 154.7 mm de pluieseptembre : 224.9 mm de pluieoctobre : 234.8 mm de pluienovembre : 96.3 mm de pluiedécembre : 57.9 mm de pluieJANFÉVMARAVRMAIJUIJUIAOÛSEPOCTNOVDÉC
Amplitude min-max, en °CPrécipitations, en mmoctobre, le mois de cet article
Voir les chiffres mois par mois
MoisMinMaxPluieSoleil
janvier1.2 °C9.8 °C59.7 mm192.6 h
février2.1 °C10.9 °C56.5 mm170.4 h
mars5 °C14.2 °C116 mm175.3 h
avril9.8 °C19.4 °C133.7 mm178.8 h
mai14.6 °C23.6 °C139.7 mm179.6 h
juin18.5 °C26.1 °C167.8 mm124.2 h
juillet22.4 °C29.9 °C156.2 mm151.4 h
août23.5 °C31.3 °C154.7 mm174.2 h
septembre20.3 °C27.5 °C224.9 mm126.7 h
octobre14.8 °C22 °C234.8 mm129.4 h
novembre8.8 °C16.7 °C96.3 mm149.8 h
décembre3.8 °C12 °C57.9 mm174.4 h

Source : Japan Meteorological Agency, normales 1991-2020, station de Tokyo ; jours de pluie : mêmes normales OMM 1991-2020 publiées par la NOAA NCEI, consultée le 26/07/2026.

Questions fréquentes

Verra-t-on des feuilles rouges à Kyoto en octobre ?
Non, pas les érables. À Kyoto comme à Tokyo, les momiji ne rougissent que dans la seconde quinzaine de novembre, et le pic déborde souvent sur début décembre. En octobre, les érables de la plaine sont encore verts ou à peine dorés. Pour voir du rouge en octobre, il faut monter au nord, à Hokkaidō ou dans les altitudes du Tōhoku, où les couleurs ont des semaines d’avance.
Y a-t-il encore des typhons en octobre ?
Le risque existe encore, mais il a fondu. La Japan Meteorological Agency compte 1,7 approche de typhon en moyenne en octobre, contre 3,3 en août comme en septembre : la moitié. Une approche reste possible, surtout en première quinzaine et sur le sud ( Okinawa, Kyūshū ), rarement sur Honshū en fin de mois. C’est justement cette division par deux qui fait préférer octobre à septembre.
Pleut-il vraiment beaucoup, avec 234,8 mm annoncés à Tokyo ?
C’est le plus gros cumul de l’année à Tokyo, et pourtant octobre est un mois sec à vivre. Ces 234,8 mm tombent sur 10,5 jours seulement, en gros épisodes de fin de mois, pas en crachin continu. Et surtout, c’est un chiffre de Tokyo : le Kansai, où l’on passe le plus de temps, est bien plus sec ( 136,0 mm sur 8,3 jours à Osaka ).
Octobre ou novembre : lequel choisir pour un premier voyage ?
Octobre, pour la plupart des gens. Même douceur, air sec, prix plus bas et sites plus vivables, le seul sacrifice étant de ne pas voir Kyoto en rouge. Novembre ne se justifie que si les érables sont le but précis du voyage : vous les aurez, avec la plus forte affluence de l’automne et des hôtels de Kyoto au prix fort dans la seconde quinzaine.
Faut-il déjà un manteau le soir à Tokyo fin octobre ?
Pas un manteau, une veste. La minimale moyenne d’octobre est de 14,8 °C à Tokyo, pour 22,0 °C l’après-midi : on part léger, on ajoute une couche le soir. Le vrai froid est au nord : Sapporo tombe déjà à 8,0 °C la nuit, et il faut prévoir plus chaud si vous montez à Hokkaidō.

Sources