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Quand partir · Japon

Le Japon en septembre : typhons, météo et notre avis

Correct, sans plus : encore 27,5 °C à Tokyo, 224,9 mm de pluie et le pic des typhons ( 3,3 approches en moyenne ). Mais la rentrée vide les sites et les prix retombent. On donne la marche à suivre si un typhon s’invite, et pour qui septembre reste un bon calcul.

Mis à jour le 12 min de lectureseptembre
Éclairs ramifiés au-dessus de montagnes boisées bleutées, sous un épais ciel d’orage à la tombée du jour

Photo : gdmoonkiller / pixabay

Verdict
correct : encore l’été, très arrosé, mais bon marché
Typhons
3,3 approches en moyenne, le pic de l’année avec août
Pluie à Tokyo
224,9 mm sur 11,0 jours, en épisodes violents
Encore l’été
27,5 °C à Tokyo, pas de feuille rouge avant fin novembre

Le Japon en septembre, c’est correct, pas plus : il fait encore 27,5 °C à Tokyo, il tombe 224,9 mm de pluie et c’est, avec août, le pic de la saison des typhons, 3,3 approches en moyenne. On vient pour des prix qui retombent et des sites qui se vident après l’été, pas pour un ciel parfait ni pour les couleurs d’automne, qui n’arrivent que deux mois plus tard.

Le vrai sujet du mois n’est pas la pluie, c’est l’aléa. Un typhon peut décaler un train, clouer un vol intérieur et fermer une île pour deux jours. Rien de tout cela ne justifie d’annuler un voyage, à condition de savoir quoi faire quand l’alerte tombe. C’est précisément ce que la plupart des guides oublient de dire.

Ce qu’il faut retenir

  • Verdict correct : encore chaud et très arrosé, mais moins cher et moins fréquenté qu’au printemps ou en octobre.
  • Septembre partage avec août le maximum de l’année pour les typhons, 3,3 approches en moyenne, contre 1,7 en octobre et 0,5 en novembre.
  • Une « approche » n’est pas un passage sur votre ville : c’est un centre de typhon qui passe à moins de 300 km d’un point du pays, souvent au large.
  • Tokyo reçoit 224,9 mm de pluie, presque le record de l’année, mais sur 11,0 jours seulement : l’eau tombe en épisodes violents, pas en crachin continu.
  • Il fait encore 27,5 °C à Tokyo : ce n’est pas l’automne, et il n’y a pas une feuille rouge avant la fin novembre.
  • Côté portefeuille, c’est la meilleure affaire de la seconde moitié d’année, vols et nuits compris.

Les typhons : le risque réel, et comment on le gère

Un typhon au Japon, ce n’est ni la mousson ni l’apocalypse. C’est un phénomène qu’on voit venir plusieurs jours à l’avance, que l’agence météo nationale suit heure par heure, et auquel tout le pays est rodé. Pour un voyageur qui reste à l’abri au bon moment, le danger n’est pas physique, il est logistique. Voici ce que le chiffre veut dire, ce qu’un typhon bloque vraiment, et la marche à suivre.

3,3 approches en moyenne : ce que le chiffre veut dire et ne veut pas dire

Sur les normales 1991-2020 de la Japan Meteorological Agency, septembre compte 3,3 approches de typhon en moyenne. C’est le maximum de l’année, à égalité avec août ( 3,3 lui aussi ). Ensuite, la saison s’effondre vite : 1,7 approche en octobre, 0,5 en novembre, pour un total de 11,7 sur l’année.

Le mot « approche » est le piège. Au sens de l’agence, un typhon approche quand son centre passe à moins de 300 km d’un point du territoire. Ce n’est pas un passage sur votre ville, encore moins un toit qui s’envole : la plupart des approches restent en mer ou frôlent une extrémité de l’archipel. Certaines années, aucun typhon ne vient gâcher un séjour de deux semaines ; d’autres, un seul suffit à réorganiser une semaine. La moyenne cache cette loterie, elle ne la supprime pas.

Immense cyclone tropical vu de l’espace, œil sombre bien dessiné au cœur d’une vaste spirale de nuages blancs sur l’océan
Un cyclone tropical vu de l’espace. Sur les côtes japonaises, la plupart des approches restent en mer : le mot fait plus peur que le phénomène, le plus souvent.

Ce qu’un typhon annule vraiment : vols, Shinkansen, ferries, sites

Un typhon ne ferme pas le Japon, il ferme une région pendant un à deux jours. Dans l’ordre où ça vous touche :

  • Les ferries sautent en premier, souvent la veille et pour plusieurs rotations. Les liaisons vers Okinawa et les petites îles sont les plus exposées.
  • Les vols intérieurs suivent : quand un aéroport est dans le cône ( Naha, Fukuoka, Kansai en tête ), ANA et JAL annulent par paquets.
  • Les Shinkansen passent en suspension préventive ( 計画運休, keikaku unkyū ) : JR annonce la veille l’arrêt programmé des lignes menacées, l’axe Tokyo-Kyoto-Osaka compris. On voit donc l’arrêt venir.
  • Les sites de plein air ferment le jour même : jardins, châteaux, téléphériques, croisières, parcs à thème. Les grands musées urbains, eux, restent le plus souvent ouverts.

La bonne nouvelle est géographique : si le typhon frappe Kyūshū pendant que vous êtes à Tokyo, vous n’aurez qu’un ciel gris et quelques rafales. L’archipel s’étire sur des milliers de kilomètres du nord au sud, un typhon n’en couvre jamais la totalité.

Vagues d’écume rétroéclairées se fracassant sur une digue surmontée d’un petit phare, embruns pulvérisés dans l’air
Quand un typhon approche, la mer se lève d’abord : les liaisons maritimes sautent en premier, souvent la veille et pour plusieurs jours.

Si un typhon est annoncé pendant votre séjour : la marche à suivre

  1. Vérifiez la source officielle, pas les rumeurs. La JMA publie ses bulletins typhon en anglais, avec la trajectoire prévue à cinq jours. Un typhon nommé et numéroté se suit dès qu’il est encore loin.
  2. Lisez la trajectoire, pas le mot « typhon ». Si le cône passe au large de votre région, l’effet peut se limiter à une journée de pluie et de vent. Inutile de tout défaire pour une alerte à l’autre bout du pays.
  3. Anticipez la suspension des trains. JR annonce ses suspensions préventives environ la veille. Vérifiez le statut de votre ligne le matin, avant de rejoindre la gare, pas une fois sur le quai.
  4. Décalez, ne supprimez pas. Basculez la journée à risque vers l’intérieur ( musées, quartiers couverts, grands magasins ) et gardez l’extérieur et les îles pour après le passage, qui dure rarement plus de 24 h.
  5. Pour un vol intérieur menacé, changez en ligne tout de suite. ANA comme JAL laissent reporter ou rembourser sans frais dès qu’une perturbation est prévue. Le faire à l’annonce, c’est éviter la file du lendemain.
  6. Restez à l’abri pendant le pic. Le vrai danger, ce n’est pas la pluie, c’est le vent et les projections. On sort avant, on s’abrite pendant, on ressort après, et on évite la côte comme les rivières en crue.

Assurance et annulation : ce qui est couvert, ce qui ne l’est pas

C’est là que les mauvaises surprises coûtent cher, et il y a deux mécanismes à ne pas confondre.

Le transporteur d’abord. Si votre train est supprimé, JR vous rembourse le billet sans frais d’annulation. Si votre vol intérieur est annulé pour cause de météo, ANA et JAL vous remboursent ou vous reportent sans frais ( ANA demande de finaliser dans les 10 jours, JAL propose un report sous 30 jours ). Mais aucun ne paie votre nuit d’hôtel perdue ni votre correspondance manquée : le billet, oui, le reste, non.

L’assurance ensuite, et c’est le contresens le plus répandu. Une garantie annulation ne couvre pas un aléa météo par défaut. La plupart des contrats excluent les événements déjà connus au moment de la réservation : un typhon déjà annoncé quand vous achetez n’est pas un imprévu couvert. Et renoncer de vous-même parce que la météo s’annonce mauvaise n’est presque jamais un motif garanti. Avant de partir, lisez la rubrique « exclusions » de vos conditions générales : c’est le seul document qui fait foi, pas la brochure.

La météo de septembre, en chiffres

DonnéeValeur
Température max en journée27,5 °C
Température min la nuit20,3 °C
Température de la mer27,1 °C ( côte du Bōsō, septembre 2024 )
Jours de pluie11,0 jours
Cumul de précipitations224,9 mm
Ensoleillement4,2 h par jour ( 126,7 h sur le mois )

Source : Japan Meteorological Agency, normales 1991-2020, station de Tokyo ( 47662 ) ; jours de pluie ( ≥ 1,0 mm ) des mêmes normales OMM ( NOAA NCEI ) ; mer, moyenne des relevés quotidiens de septembre 2024 au large du Bōsō ( analyse Météo-France, Open-Meteo Marine ). Consulté le 23 juillet 2026.

Le Japon n’a pas un climat, il en a trois

Les trois Japon en septembreHokkaidō ( Sapporo )Honshū ( Tokyo )Okinawa ( Naha )
Température max22,8 °C27,5 °C30,6 °C
Température min14,8 °C20,3 °C25,8 °C
Cumul de pluie142,2 mm224,9 mm275,2 mm
Jours de pluie10,2 jours11,0 jours11,8 jours
Ensoleillement159,3 h126,7 h181,3 h

Source : Japan Meteorological Agency, normales 1991-2020, stations de Sapporo, Tokyo et Naha ; jours de pluie ( ≥ 1,0 mm ) des mêmes normales OMM ( NOAA NCEI ). Consulté le 23 juillet 2026.

Regardez la dernière ligne. Naha reçoit le plus de pluie ( 275,2 mm ) mais aussi le plus de soleil ( 181,3 h ) : sous les tropiques, l’averse tombe fort puis le ciel se rouvre. Tokyo, au milieu pour la température, décroche le moins de soleil des trois avec 126,7 h, car c’est justement sur la route que tout le monde emprunte que le ciel reste le plus bouché. Sapporo, enfin, est déjà fraîche la nuit ( 14,8 °C ) et annonce l’automne du Nord. Un seul mois, trois pays.

224,9 mm : le mois le plus arrosé de l’été, en épisodes violents

En cumul, septembre est le mois le plus arrosé de l’été, et le deuxième de toute l’année à Tokyo, juste derrière octobre ( 234,8 mm ). Mais 224,9 mm ne veut pas dire trente jours sous l’eau : il pleut 11,0 jours dans le mois, soit une vingtaine de journées sans averse mesurable. Comparez à juin, le mois du tsuyu : 167,8 mm sur 11,6 jours, une pluie fine et un ciel plombé installés pour des semaines. Septembre fait l’inverse : moins de jours, mais des épisodes brutaux, portés par les typhons, qui déversent en quelques heures ce que juin étale sur deux semaines. Pour un voyage, ça change tout : vous garderez des demi-journées lumineuses, à condition de laisser du mou dans le planning pour encaisser un gros grain.

Rideau de pluie dense tombant d’un nuage noir sur une mer sombre, lueur orangée de coucher de soleil à l’horizon
L’averse de septembre ne s’étale pas, elle s’abat : beaucoup d’eau en peu d’heures, entre deux éclaircies. C’est la signature du mois.

Ce qu’on peut faire, ce qu’on ne peut pas

Ce que septembre ouvre, souvent mieux qu’au printemps :

  • Les villes à prix cassés et sans la cohue des cerisiers : Tokyo, Kyoto, Kanazawa se visitent au calme.
  • La baignade, pour qui la cherche : la mer tourne autour de 27 °C sur la côte pacifique, son maximum de l’année ( elle se réchauffe avec retard sur l’air ).
  • Les matsuri ( fêtes ) de fin d’été et les premières récoltes ; à la campagne, les rizières virent au doré et les higanbana ( lys rouges ) bordent les chemins.
  • Hokkaidō, déjà fraîche et lumineuse ( 159,3 h de soleil à Sapporo ), hors de portée de la plupart des typhons.

Ce que septembre ferme ou complique, et que personne n’affiche :

  • Les couleurs d’automne : il n’y en a pas. Les érables de Tokyo et Kyoto ne rougissent qu’à la fin novembre. Venir en septembre pour le kōyō ( couleurs d’automne ), c’est se tromper de deux mois.
  • Un itinéraire calé au jour près : un typhon peut effacer une journée sans prévenir plus de deux ou trois jours à l’avance.
  • Okinawa et les petites îles en ouverture de séjour : avec 275,2 mm à Naha et le pic de 3,3 approches, ce sont les premières liaisons coupées. Les caler en début de voyage, c’est réservé aux courageux.
  • La haute montagne exposée quand un système approche : rafales et pluies rendent les crêtes dangereuses.

Affluence : la rentrée vide les sites

Septembre est un creux, et c’est tout bénéfice pour le voyageur. La JNTO a compté 3 266 800 arrivées internationales en septembre 2025, une première au-dessus des 3 millions pour ce mois, mais bien en dessous des deux pics de l’année : 3 908 900 en avril, au moment des cerisiers, et 3 896 300 en octobre, quand les feuilles rouges attirent la foule. La rentrée scolaire japonaise et la fin des vacances asiatiques dégonflent la fréquentation juste avant la ruée d’automne. Concrètement, vous ferez les grands sites avec moins de files qu’en octobre, et vous logerez plus facilement. C’est l’un des rares arguments du mois qui ne souffre aucune nuance.

Budget : la meilleure affaire de la seconde moitié d’année

C’est l’argument qui fait pencher la balance. Hors des pics d’avril et d’octobre, la demande retombe et tire les prix avec elle. Comptez autour de 700 à 1 100 € l’aller-retour depuis la France selon la date et l’escale, fourchette relevée le 23 juillet 2026 et à revérifier au moment de réserver : nettement moins qu’en pleine saison des cerisiers. Les nuits d’hôtel suivent la même pente, sauf lors d’un pont ou d’un gros matsuri local. Un poste ne bouge pas avec la météo : le Japan Rail Pass national reste à 50 000 ¥ pour 7 jours en classe ordinaire ( tarif officiel ; une hausse est annoncée au 1er octobre 2026 sur les ventes à l’étranger ).

Si septembre ne vous convient pas

Si vous venez pour l’automne, les érables et l’air vif, vous vous trompez de calendrier : ces couleurs n’arrivent pas avant la fin novembre à Tokyo et Kyoto. Visez plutôt Le Japon en novembre, quand le kōyō s’installe et que le risque de typhon n’est plus qu’un souvenir ( 0,5 approche en moyenne ).

Et si ce sont vos dates de septembre qui sont fixes mais que le risque typhon vous refroidit, changez de continent sans changer de saison : au même moment, le Costa Rica en septembre propose une tout autre équation météo, à peser avant de trancher.

Dans la valise

  • Un parapluie pliant solide et une veste imperméable qui respire : à 224,9 mm sur le mois, l’averse est une certitude, plusieurs fois.
  • Des vêtements d’été légers pour Honshū ( 27,5 °C en journée, 20,3 °C la nuit ), plus un pull fin si vous montez à Sapporo, fraîche dès 14,8 °C après le coucher du soleil.
  • Des chaussures qui tiennent l’eau et sèchent vite, et une paire de rechange : rien ne sèche vraiment à cette humidité.
  • Une pochette étanche pour le téléphone et l’appareil photo, utile le jour d’un gros grain.
  • Une batterie externe et la page typhon de la JMA en anglais gardée en favori : en cas d’alerte, l’information officielle tient dans la poche.
  • De quoi occuper une demi-journée à l’intérieur ( un musée repéré, un bain, un café ) pour le jour où il tombe des cordes.

Le Japon mois par mois

Tous nos mois japonais sont réunis sur notre page Japon.

Le mois d’avant, Le Japon en août, pousse la même chaleur d’un cran plus haut et partage le record de typhons, mais sans la baisse de fréquentation qui rend septembre plus doux au portefeuille.

Le mois d’après, Le Japon en octobre, divise le risque par deux, fait tomber la chaleur et rouvre le ciel : pour beaucoup, c’est le report le plus malin.

Septembre au Japon se joue comme une partie à information incomplète : on connaît les cartes ( chaud, arrosé, un risque de typhon sur trois mois d’été ), on ignore encore la main qu’on aura. Réservez souple, gardez du mou, et le mois tient ses promesses de calme et de prix. Calé au cordeau, il vous les fera payer.

Climat mois par mois

Tokyo ( station 47662 )

-51535janvier : 1.2 à 9.8 °Cfévrier : 2.1 à 10.9 °Cmars : 5 à 14.2 °Cavril : 9.8 à 19.4 °Cmai : 14.6 à 23.6 °Cjuin : 18.5 à 26.1 °Cjuillet : 22.4 à 29.9 °Caoût : 23.5 à 31.3 °Cseptembre : 20.3 à 27.5 °C27.5°octobre : 14.8 à 22 °Cnovembre : 8.8 à 16.7 °Cdécembre : 3.8 à 12 °C240janvier : 59.7 mm de pluiefévrier : 56.5 mm de pluiemars : 116 mm de pluieavril : 133.7 mm de pluiemai : 139.7 mm de pluiejuin : 167.8 mm de pluiejuillet : 156.2 mm de pluieaoût : 154.7 mm de pluieseptembre : 224.9 mm de pluieoctobre : 234.8 mm de pluienovembre : 96.3 mm de pluiedécembre : 57.9 mm de pluieJANFÉVMARAVRMAIJUIJUIAOÛSEPOCTNOVDÉC
Amplitude min-max, en °CPrécipitations, en mmseptembre, le mois de cet article
Voir les chiffres mois par mois
MoisMinMaxPluieSoleil
janvier1.2 °C9.8 °C59.7 mm192.6 h
février2.1 °C10.9 °C56.5 mm170.4 h
mars5 °C14.2 °C116 mm175.3 h
avril9.8 °C19.4 °C133.7 mm178.8 h
mai14.6 °C23.6 °C139.7 mm179.6 h
juin18.5 °C26.1 °C167.8 mm124.2 h
juillet22.4 °C29.9 °C156.2 mm151.4 h
août23.5 °C31.3 °C154.7 mm174.2 h
septembre20.3 °C27.5 °C224.9 mm126.7 h
octobre14.8 °C22 °C234.8 mm129.4 h
novembre8.8 °C16.7 °C96.3 mm149.8 h
décembre3.8 °C12 °C57.9 mm174.4 h

Source : Japan Meteorological Agency, normales 1991-2020, station de Tokyo ; jours de pluie : mêmes normales OMM 1991-2020 publiées par la NOAA NCEI, consultée le 23/07/2026.

Questions fréquentes

Que faire si un typhon est annoncé pendant mon séjour ?
Suivez la trajectoire sur le bulletin typhon de la JMA, pas les rumeurs : un cône qui passe au large ne vaut pas une annulation. Basculez la journée à risque à l’intérieur ( musées, quartiers couverts ), vérifiez la veille si votre train passe en suspension préventive, et reportez sans frais un vol intérieur menacé dès l’annonce. Le pic dure rarement plus de 24 h.
Une compagnie aérienne rembourse-t-elle un vol annulé pour cause de typhon ?
Oui pour le billet : ANA et JAL remboursent ou reportent sans frais un vol intérieur perturbé par la météo ( ANA sous 10 jours, JAL report sous 30 jours ). Non pour le reste : ni la nuit d’hôtel perdue ni la correspondance manquée ne sont couvertes. Et votre assurance ne comblera pas le trou si le typhon était déjà annoncé quand vous avez réservé.
Y a-t-il déjà des feuilles rouges au Japon en septembre ?
Non, pas à Tokyo ni à Kyoto : il y fait encore 27,5 °C et les érables ne rougissent qu’à partir de la fin novembre. Seuls les sommets de Hokkaidō amorcent la bascule tout à la fin du mois. Venir en septembre pour le kōyō, c’est se tromper de deux mois.
Vaut-il mieux la première ou la seconde quinzaine de septembre ?
La seconde, si vous pouvez choisir. Le risque de typhon court sur tout le mois, mais la chaleur et l’humidité commencent à céder après la mi-septembre, et la rentrée a déjà vidé les sites. La première quinzaine ressemble encore à la fin août : lourde et moite.
Okinawa est-elle jouable en septembre ?
Jouable, mais pas en début de séjour. Naha reçoit 275,2 mm de pluie, le plus fort cumul du pays ce mois-là, et les ferries vers les îles sautent dès qu’un typhon approche. Gardez Okinawa pour la fin du voyage, quand un décalage de deux jours ne fait plus tout tomber : vous y trouverez une mer encore chaude et 181,3 h de soleil, le maximum des trois grandes régions.

Sources