Aller au contenu
Quand partir · Japon

Le Japon en décembre : météo, illuminations et notre avis

Décembre au Japon, c’est un bon mois, mais coupé en deux : trois semaines de ciel sec, de temples calmes et de tarifs bas, puis une dernière dizaine happée par le Nouvel An, où les prix montent et les rideaux tombent. La date qui change tout se situe autour du 20.

Mis à jour le 9 min de lecturedécembre
Sommet enneigé du mont Fuji dominant une ville sous un ciel d’hiver voilé, arbres nus au premier plan

Photo : 王 奕鈞 / pexels

Journée à Tokyo
12,0 °C en moyenne
Nuit à Tokyo
3,8 °C, air sec
Soleil
5,6 h par jour, le pic de l’hiver
Pluie
57,9 mm sur 5,2 jours

Décembre au Japon, c’est un bon mois pour les villes, mais un bon mois coupé en deux. Avant le 20 : ciel sec, 5,6 h de soleil par jour à Tokyo, temples désertés une fois la foule des érables partie, tarifs parmi les plus bas de l’année. Après le 20, le pays part pour le Nouvel An, les prix grimpent et les commerces commencent à fermer.

Ce qu’il faut retenir

  • 12,0 °C de maximale et 3,8 °C la nuit à Tokyo : un vrai froid, sec et jamais glacial en ville.
  • 57,9 mm de pluie sur 5,2 jours seulement : décembre est l’un des mois les plus secs de l’année à Tokyo.
  • Zéro jour de neige : c’est la normale de décembre à Tokyo, où la neige n’arrive qu’en janvier et février.
  • Trois Japon le même jour : 2,0 °C à Sapporo, 12,0 °C à Tokyo, 21,5 °C à Naha.
  • La bascule tombe vers le 20 : avant, c’est calme et bon marché ; après, c’est le Nouvel An et ses prix.
  • Le ski ouvre, mais pas partout : Hokkaidō tourne dès fin novembre, plusieurs domaines de Honshū attendent la mi-décembre.

La météo de décembre, en chiffres

DonnéeValeur
Température max en journée12,0 °C
Température min la nuit3,8 °C
Température de la mer18,6 °C ( côte du Bōsō, décembre 2024 )
Jours de pluie5,2 jours
Cumul de précipitations57,9 mm
Ensoleillement5,6 h par jour ( 174,4 h sur le mois )

Source : Japan Meteorological Agency, normales 1991-2020, station de Tokyo, consulté le 23 juillet 2026. Les jours de pluie proviennent des normales OMM 1991-2020 de la même station ( NOAA NCEI ). La ligne « mer » est la moyenne des valeurs quotidiennes de décembre 2024 au large de la péninsule de Bōsō ( analyse Météo-France servie par Open-Meteo ), donnée d’information seulement : en décembre, personne ne se baigne.

Le Japon n’a pas un climat, il en a trois

Un même 15 décembre ne veut rien dire de commun à Sapporo, à Tokyo et à Naha. Sapporo, au nord, affiche 2,0 °C de maximale, -4,0 °C la nuit et son minimum d’ensoleillement de l’année, 82,7 h sur le mois : c’est l’hiver, le vrai, avec la neige qui tient. Le ski et les congères, oui ; la flânerie en ville sans doudoune, réservé aux courageux. Tokyo, au centre, tourne à 12,0 °C de jour et 3,8 °C de nuit, sous un ciel très majoritairement dégagé. Naha, à Okinawa, reste à 21,5 °C de maximale et 16,8 °C la nuit : on y sort en pull, pas en manteau. Choisir décembre, c’est d’abord choisir lequel de ces trois pays on va voir.

57,9 mm : un hiver sec, pas un hiver pluvieux

La concurrence publie un seul chiffre de pluie ; il en faut deux. Le cumul, 57,9 mm, place décembre parmi les mois les plus secs de Tokyo, loin des 234,8 mm d’octobre. Le nombre de jours de pluie, 5,2, dit la même chose autrement : sur 31 jours, il en reste près de 26 sans une goutte, avec 56 % d’humidité seulement. Vous n’aurez pas une semaine grise, mais cinq ou six journées humides éparpillées. Un parapluie compact suffit, le ciré est de trop.

0 jour

La neige que Tokyo relève en moyenne en décembre. La neige des grandes villes de la façade Pacifique tombe en janvier et février.

Japan Meteorological Agency, normales 1991-2020

Pagode à trois étages d’un temple de Kyoto dominant la ville, arbres dénudés sous un ciel d’hiver bas
Un temple de Kyoto début décembre : arbres nus, ciel bas et sec, et la ville sans la foule d’automne.

Le mois en deux temps : avant le 20, après le 20

Aucune fiche concurrente ne date cette frontière, et c’est pourtant elle qui fait le mois. Tant que le calendrier scolaire japonais tourne, la vie touristique intérieure reste basse. Puis le pont du Nouvel An arrive et met tout le pays en mouvement d’un coup.

La bascule tarifaire et ce qu’elle coûte

Jusqu’aux environs du 20, la demande intérieure est faible et les prix suivent. Puis vient le plus gros déplacement de l’année. Sur les Shinkansen Tōkaidō et Sanyō, les trains Nozomi passent en tout-réservé du 26 décembre au 4 janvier, sans voiture à places libres, et la réservation d’un siège coûte 400 ¥ de plus en période de pointe. Côté vols et hôtels, comptez une nette hausse sur la dernière dizaine : faute de relevé officiel daté, on ne donnera pas de multiple, mais l’écart avec le début du mois est réel et se vérifie au moment de réserver.

Ce qui ferme à l’approche du Nouvel An

Le 1er janvier est le seul jour férié officiel de la période, mais la fermeture réelle déborde largement. Beaucoup de musées, administrations, banques et bureaux de poste baissent le rideau du 29 décembre au 3 janvier ; nombre de restaurants, surtout familiaux, ferment plusieurs jours pour laisser le personnel rentrer au pays. Restent ouverts : les konbini, les grandes chaînes de restauration, et surtout les temples et sanctuaires, pris d’assaut pour la première prière de l’année. Le calendrier détaillé, vécu jour par jour sur place, appartient à janvier ( il est traité plus bas ).

Ce qu’on peut faire, ce qu’on ne peut pas

Les 7 choses qui se font vraiment en décembre

  1. Les temples de Kyoto, une fois les érables tombés. La saison des couleurs finit fin novembre ; début décembre, les grands temples se vident et se parcourent au calme, sous un air sec.
  2. Le mont Fuji par ciel dégagé. L’air d’hiver, sec et stable, offre les vues les plus fiables de l’année sur le cône enneigé, depuis Tokyo comme depuis la région des lacs.
  3. Les onsen en plein air. Se tremper dans un bain à ciel ouvert quand la nuit tombe à 3,8 °C, c’est précisément la saison qui s’y prête.
  4. Le ski à Hokkaidō. Niseko a ouvert ses quatre domaines dès le 29 novembre pour la saison 2025-2026, avec le ski nocturne à partir du 13 décembre.
  5. Les illuminations urbaines, gratuites. À Tokyo, un site comme Caretta Shiodome s’allume chaque hiver en accès libre, de la mi-novembre à la mi-février.
  6. Nabana no Sato, dans la préfecture de Mie. Le grand parc d’illuminations tourne d’octobre au 31 mai, pour 3 000 ¥ l’entrée ( environ 16 €, au cours de juillet 2026 ) : la version payante et démesurée du genre.
  7. La cuisine d’hiver de rue. Oden qui mijote, patates douces grillées ( yakiimo ), ramen brûlant : décembre est le mois où cette nourriture prend tout son sens.
Allée d’arbres couverts de guirlandes lumineuses dorées la nuit, passants en silhouette devant un bâtiment illuminé
Une illumination urbaine, un soir de semaine à Tokyo. Gratuite, à deux pas d’une sortie de métro.

Les illuminations d’hiver, et lesquelles valent le déplacement

C’est joli, c’est presque toujours gratuit, et ça ne justifie pas de bâtir un voyage autour. Les illuminations urbaines, à Tokyo, à Osaka, à Nagoya, sont en accès libre et se croisent sans effort en sortant du métro. La seule qui demande un vrai détour et un billet, c’est Nabana no Sato, à une trentaine de minutes de Nagoya, à 3 000 ¥. Attention à ne pas confondre : les illuminations de jardins liées aux érables, elles, appartiennent à novembre ; et Kobe Luminarie a quitté décembre pour la fin janvier ( du 30 janvier au 8 février en 2026 ). Le vrai argument de décembre est ailleurs : le ciel dégagé, les temples déserts et la note d’hôtel.

Ce qui est fermé ou à l’arrêt

La section que ni un office de tourisme ni un voyagiste ne vous écrira.

  • Les jardins d’érables. La saison des couleurs est finie ; début décembre n’en garde que la traîne, et après la mi-décembre, plus rien.
  • La haute montagne hors domaines skiables. Nombre de sentiers d’altitude et de routes de cols sont fermés par la neige.
  • La baignade. La mer tourne autour de 18,6 °C sur la côte du Bōsō, et de toute façon ce n’est pas la question à cette saison.
  • Tout ou presque autour du Nouvel An. Musées, administrations et beaucoup de restaurants ferment du 29 décembre au 3 janvier.

Le ski : les stations ouvrent, mais pas toutes

Skieurs regroupés au bas d’une piste enneigée devant un bâtiment de remontée, collines boisées roussies à l’arrière
Début de saison sur une piste japonaise : les remontées tournent, mais tout le domaine n’est pas encore ouvert.

Décembre ouvre la saison, il ne la fait pas, et c’est une nuance que la concurrence saute. À Hokkaidō, l’enneigement est fiable tôt : Niseko a lancé ses quatre secteurs le 29 novembre pour 2025-2026, Rusutsu et Furano suivent dans la foulée, et la poudreuse est déjà là. Sur Honshū, c’est plus progressif. Hakuba Happo-One n’a ouvert que le 5 décembre 2025, et de grands domaines s’ouvrent par morceaux : à Shiga Kōgen, le secteur de Yokoteyama tournait dès le 15 novembre quand Ryuoo attendait le 6 décembre. Traduction : début décembre, on skie surtout à Hokkaidō et sur les hauts des stations de Honshū ; le bas des pistes et les domaines complets, c’est souvent janvier.

Affluence : trois semaines de calme, puis la ruée

Le calme de décembre n’est pas une affaire de touristes étrangers : ils sont nombreux, décembre 2024 a même établi un record mensuel avec près de 3,49 millions d’arrivées selon la JNTO. Le calme, c’est la fréquentation intérieure. Entre la fin des foules d’érables, vers le 25 novembre, et le départ en congés de fin d’année, les Japonais voyagent peu : c’est la fenêtre où les grands temples respirent. Puis la dernière semaine renverse tout. Retours au pays, premières prières du Nouvel An, trains bondés : le chiffre des arrivées étrangères ne mesure pas cette ruée-là, mais elle est bien réelle sur les gares et les sanctuaires.

Budget : le meilleur et le pire du même mois

Sur les trois premières semaines, décembre est l’un des creux de l’année. Ordre de grandeur et non tarif relevé : comptez autour de 700 à 1 100 € l’aller-retour depuis la France hors fêtes, fourchette posée le 23 juillet 2026 et à revérifier au moment de réserver. Le Japan Rail Pass, lui, a un prix officiel : 50 000 ¥ pour 7 jours en classe ordinaire ( environ 270 €, cours de juillet 2026 ), révisé à la hausse à l’automne 2026. Puis la dernière dizaine inverse tout : demande de fin d’année, Nozomi en tout-réservé, majoration des places réservées. Le même mois offre le meilleur et le pire, à une semaine d’intervalle.

Si décembre ne vous convient pas

Si c’est la douceur qui manque et que le Japon vous tient à cœur, remontez l’année de deux mois : Le Japon en octobre offre un automne plus clément, avant que le froid ne s’installe. Et si ce sont surtout vos dates qui sont bloquées et que vous cherchez la chaleur, changez de destination : au même moment, les îles Canaries en décembre gardent une douceur que le Japon ne connaît pas en hiver.

Dans la valise

  • Un manteau chaud pour les 3,8 °C de la nuit à Tokyo, mais pas une doudoune d’expédition : le froid est sec, pas polaire.
  • Des couches thermiques si vous montez vers Sapporo, où la nuit tombe à -4,0 °C.
  • Un parapluie compact, calibré pour 5,2 jours de pluie et pas pour quinze.
  • Des lunettes de soleil : 5,6 h de soleil bas par jour, souvent de face.
  • Une paire de chaussures qui tient sur un trottoir gelé au petit matin.

Le Japon mois par mois

Tous nos guides sur le pays sont réunis sur notre page Japon.

Le mois d’avant, Le Japon en novembre, garde encore les érables et leurs illuminations de jardins, absentes de décembre. Le mois d’après, Le Japon en janvier, prend le relais au cœur du Nouvel An et détient le record d’ensoleillement de l’année, à 192,6 h : c’est là que se lit, jour par jour, le calendrier des fermetures amorcé fin décembre.

Le bon réflexe tient en une date : bouclez décembre avant le 20, ou décalez à janvier après le 6. Entre les deux, le meilleur mois de l’année pour les villes japonaises devient le plus encombré.

Climat mois par mois

Tokyo ( station 47662 )

-51535janvier : 1.2 à 9.8 °Cfévrier : 2.1 à 10.9 °Cmars : 5 à 14.2 °Cavril : 9.8 à 19.4 °Cmai : 14.6 à 23.6 °Cjuin : 18.5 à 26.1 °Cjuillet : 22.4 à 29.9 °Caoût : 23.5 à 31.3 °Cseptembre : 20.3 à 27.5 °Coctobre : 14.8 à 22 °Cnovembre : 8.8 à 16.7 °Cdécembre : 3.8 à 12 °C12°240janvier : 59.7 mm de pluiefévrier : 56.5 mm de pluiemars : 116 mm de pluieavril : 133.7 mm de pluiemai : 139.7 mm de pluiejuin : 167.8 mm de pluiejuillet : 156.2 mm de pluieaoût : 154.7 mm de pluieseptembre : 224.9 mm de pluieoctobre : 234.8 mm de pluienovembre : 96.3 mm de pluiedécembre : 57.9 mm de pluieJANFÉVMARAVRMAIJUIJUIAOÛSEPOCTNOVDÉC
Amplitude min-max, en °CPrécipitations, en mmdécembre, le mois de cet article
Voir les chiffres mois par mois
MoisMinMaxPluieSoleil
janvier1.2 °C9.8 °C59.7 mm192.6 h
février2.1 °C10.9 °C56.5 mm170.4 h
mars5 °C14.2 °C116 mm175.3 h
avril9.8 °C19.4 °C133.7 mm178.8 h
mai14.6 °C23.6 °C139.7 mm179.6 h
juin18.5 °C26.1 °C167.8 mm124.2 h
juillet22.4 °C29.9 °C156.2 mm151.4 h
août23.5 °C31.3 °C154.7 mm174.2 h
septembre20.3 °C27.5 °C224.9 mm126.7 h
octobre14.8 °C22 °C234.8 mm129.4 h
novembre8.8 °C16.7 °C96.3 mm149.8 h
décembre3.8 °C12 °C57.9 mm174.4 h

Source : Japan Meteorological Agency, normales 1991-2020, station de Tokyo ; jours de pluie : normales OMM 1991-2020 de la même station, publiées par la NOAA NCEI, consultée le 23/07/2026.

Questions fréquentes

Neige-t-il à Tokyo et à Kyoto en décembre ?
Presque pas. À Tokyo, la normale de décembre est de zéro jour de neige et zéro centimètre au sol : les chutes des villes tombent en janvier et février. Kyoto ne voit qu’une rare poudrée, spectaculaire mais anecdotique. Comptez sur le froid sec, pas sur la neige.
Les stations de ski sont-elles toutes ouvertes en décembre ?
Non, et c’est le piège. À Hokkaidō, Niseko a ouvert ses quatre secteurs dès le 29 novembre en 2025-2026. Sur Honshū, c’est plus tardif : Hakuba Happo-One n’a démarré que le 5 décembre, et de grands domaines comme Shiga Kōgen s’ouvrent par morceaux. Début décembre, on skie surtout à Hokkaidō et sur les hauts des pistes.
Jusqu’à quelle date les prix restent-ils bas avant le Nouvel An ?
En gros jusqu’au 20. Ensuite, le pont du Nouvel An fait tout monter : les Nozomi passent en tout-réservé du 26 décembre au 4 janvier, la place réservée coûte 400 ¥ de plus en période de pointe, et vols et hôtels grimpent sur la dernière dizaine.
Les illuminations sont-elles payantes ?
Les illuminations urbaines, à Tokyo comme à Osaka, sont en accès libre. Seul le grand parc de Nabana no Sato, dans la préfecture de Mie, se paie : 3 000 ¥ l’entrée ( environ 16 €, au cours de juillet 2026 ), avec un bon d’achat inclus.
Peut-on encore voir des érables rouges début décembre à Kyoto ?
Oui, mais c’est la traîne de la saison, pas le pic. Les couleurs culminent de fin novembre à début décembre, et lors des automnes doux elles s’attardent jusqu’à la mi-décembre. Passé le 15, il ne reste plus grand-chose.

Sources